-
Plusieurs sites d’érosion menaçant la Route nationale n°1 ont été inspectés dans le Kwango et le Kwilu, tandis que de nouveaux financements et des travaux d’urgence ont été annoncés sur certains tronçons critiques.
-
Les travaux de l’axe Petit Kasaï-Bulungu affichent un taux d’exécution de 75 %, alors que le gouvernement poursuit son programme de désenclavement et de sécurisation des principaux corridors routiers du pays.
Le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, a lancé, le 19 juin une vaste mission d’inspection sur la Route nationale n°1 (RN1), principal corridor routier reliant Kinshasa au centre et au sud du pays.
Cette caravane infrastructurelle vise à évaluer l’état d’avancement de plusieurs chantiers, identifier les points de vulnérabilité du réseau routier et accélérer la prise de décisions sur les travaux jugés prioritaires.
La première étape de cette mission a conduit la délégation dans les provinces du Kwango et du Kwilu.
À Kenge, John Banza a visité les bâtiments destinés à accueillir la Direction provinciale de l’Office des voiries et drainage (OVD) ainsi que le Bureau technique de contrôle (BTC), dont certains travaux de finition sont en cours.
Une séance de travail a également réuni les autorités provinciales et les services techniques afin d’établir un état des lieux des infrastructures et des besoins prioritaires de la région.
La caravane s’est ensuite concentrée sur plusieurs sites d’érosion qui menacent la circulation sur la RN1.
À Masikita, au PK 340, les travaux d’urgence réalisés sur la glissière sont achevés. Face à l’ampleur du ravin, le ministre a demandé la mobilisation de financements complémentaires. Sur un coût total estimé à 2,1 millions USD, environ 700.000 USD ont déjà été décaissés.
À l’érosion Forage, longue de 920 mètres et caractérisée par cinq têtes d’érosion actives, John Banza Lunda a ordonné le démarrage rapide des travaux de stabilisation.
À Kenge, au PK 276, les opérations de talutage et de remblayage se poursuivent avec l’appui du Fonds national d’entretien routier (FONER), qui prévoit également le traitement d’autres zones à risque.
La mission a aussi marqué un arrêt au poste de péage de Masamuna à la suite des plaintes de la population relatives aux tracasseries administratives.
Sur l’axe Petit Kasaï-Bulungu, la délégation a évalué l’avancement du projet routier lancé en mars dernier.
Le programme prévoit l’aménagement de 60 kilomètres jusqu’à Gungu ainsi qu’une extension de 27 kilomètres vers l’hôpital de Vanga avant les travaux d’asphaltage.
Selon les données présentées au ministre, les travaux de stabilisation et d’ouverture de la piste affichent un taux d’exécution de 75 %.
La première journée de la Caravane infrastructurelle s’est achevée à Kikwit, où les inspections doivent se poursuivre sur plusieurs autres chantiers ouverts dans la ville et ses environs.
Pour plusieurs spécialistes des infrastructures, ce type d’inspection de terrain constitue un outil de pilotage important dans un pays où le déficit d’entretien et la progression des érosions entraînent régulièrement des surcoûts de réhabilitation.
La Banque mondiale, dans plusieurs de ses travaux, estime que l’amélioration de la connectivité routière demeure l’un des leviers les plus efficaces pour réduire les coûts de transport, faciliter les échanges commerciaux et améliorer l’accès des populations aux services essentiels.
Dans cette perspective, illustrent les experts, la sécurisation de la RN1 revêt une importance particulière, celle consistant à assurer une part significative des flux de marchandises et des déplacements entre Kinshasa, le Grand Bandundu, le Grand Kasaï et l’espace katangais.
DecryptEco
Laisser un commentaire