-
La RDC cherche à capter une part plus importante de la valeur générée par ses minerais stratégiques en développant la transformation industrielle sur son propre territoire.
-
Réunis à Lubumbashi, les acteurs du secteur minier débattent des investissements, des infrastructures et des réformes nécessaires pour faire des ressources minières un véritable levier d’industrialisation.
Les minerais congolais sont devenus incontournables dans la course mondiale aux batteries, aux véhicules électriques et aux technologies de la transition énergétique. Pour le gouvernement, la question n’est plus seulement de produire davantage, mais surtout de mieux valoriser cette richesse.
Le mercredi 17 juin 2026, à la DRC Mining Week de Lubumbashi, le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a défendu la vision d’un secteur minier congolais davantage connecté aux ambitions industrielles du pays.
Devant les investisseurs, les opérateurs et les partenaires techniques présents à cette rencontre, il a rappelé que la position stratégique de la RDC dans l’approvisionnement mondial en minerais critiques ouvre une opportunité majeure pour accélérer la transformation de l’économie nationale.
Le gouvernement mise désormais sur un développement plus poussé des activités de traitement et de transformation afin qu’une plus grande partie de la valeur créée par le cuivre, le cobalt, le lithium ou encore le manganèse puisse être captée localement.
Cette orientation vise à soutenir l’émergence d’emplois qualifiés, à renforcer le tissu industriel et à accroître les revenus tirés du secteur.
Louis Watum a également insisté sur les réformes engagées pour améliorer l’environnement des affaires.
Les exigences croissantes des marchés internationaux en matière de traçabilité, de certification et de conformité rendent indispensable un renforcement continu de la gouvernance minière.
Le ministre a enfin rappelé que la compétitivité du secteur dépend étroitement de la qualité des infrastructures.
L’accès à une énergie fiable, le développement des réseaux ferroviaires et la modernisation des corridors logistiques figurent parmi les investissements jugés prioritaires pour accompagner la montée en gamme de l’industrie minière congolaise.
Pour plusieurs analystes du secteur extractif, la transformation locale constitue aujourd’hui l’un des principaux défis de la politique minière congolaise.
Si la RDC domine déjà la production mondiale de cobalt et figure parmi les plus grands producteurs de cuivre, l’essentiel de la valeur ajoutée continue d’être créé hors du pays, notamment lors des étapes de raffinage, de fabrication des composants industriels et d’intégration dans les chaînes de production mondiales.
Dans cette perspective, les experts estiment que l’amélioration de l’offre énergétique, la réduction des coûts logistiques, la stabilité réglementaire et le développement des compétences techniques seront déterminants pour attirer les investissements industriels nécessaires.
Il sera dorénavant question de transformer l’avantage géologique exceptionnel de la RDC en un véritable moteur d’industrialisation, de diversification économique et de création d’emplois durables, estiment les experts.
DecryptEco
Laisser un commentaire