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RDC : Félix Tshisekedi réduit la fréquence du Conseil des ministres pour renforcer l’exécution des décisions gouvernementales

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  • Les réunions du Conseil des ministres ne se tiendront plus chaque semaine mais deux fois par mois jusqu’à nouvel ordre.

  • Le Chef de l’État veut accorder davantage de temps aux ministres pour exécuter les décisions adoptées et renforcer l’évaluation des résultats sur le terrain.

Le Président de la République, Félix Tshisekedi, a décidé de modifier l’organisation du travail gouvernemental en réduisant la fréquence des réunions du Conseil des ministres.

Selon le compte rendu de la 91e réunion du Conseil des ministres, tenue le vendredi 29 Mai 2026 à Kinshasa, ces rencontres se tiendront désormais deux fois par mois jusqu’à nouvel ordre.

Cette décision met fin à une pratique instaurée depuis le début du premier mandat du Chef de l’État, marquée par la tenue régulière d’un Conseil des ministres chaque semaine, à l’exception des jours fériés.

À l’époque, l’objectif affiché était alors d’assurer un suivi rapproché des politiques publiques et de la mise en œuvre du programme gouvernemental. Comme l’a rappelé le Président de la République, cette organisation visait à « assurer un traitement plus fluide et soutenu des dossiers sectoriels liés à la mise en œuvre des engagements pris devant la Nation ».

Pour Félix Tshisekedi, les exigences actuelles de gouvernance nécessitent désormais une nouvelle répartition du temps de travail.

Le Président de la République estime que les membres du gouvernement doivent consacrer davantage d’efforts à l’exécution des décisions déjà arrêtées ainsi qu’au traitement des préoccupations des populations dans les différents secteurs. À ce sujet, a-t-il indiqué que cette mesure est prise « dans le souci de permettre au gouvernement d’accélérer l’exécution des décisions déjà arrêtées et de répondre avec davantage d’efficacité aux préoccupations de nos compatriotes sur l’ensemble du territoire national ».

Concrètement, le nombre théorique de réunions du Conseil des ministres passera d’environ 52 à 24 par an, soit une réduction de près de 54 %. Cette évolution traduit un changement d’approche : l’accent est davantage mis sur l’exécution et l’évaluation des politiques publiques que sur la fréquence des réunions de coordination.

Pour accompagner cette réforme, le Chef de l’État a annoncé la mise en place d’un dispositif renforcé de suivi et d’évaluation de l’action gouvernementale.

Ce mécanisme devra permettre de mesurer plus régulièrement le niveau d’exécution des décisions prises ainsi que les résultats obtenus par les différents ministères.

Pour les spécialistes de la gouvernance publique, l’efficacité d’une telle réforme dépendra moins du nombre de réunions organisées que de la capacité des administrations à traduire les décisions politiques en réalisations concrètes.

Dans plusieurs pays, les mécanismes de suivi des performances ministérielles sont devenus un outil central pour accélérer l’exécution des projets publics et renforcer la redevabilité des gestionnaires.

À travers cette réorganisation, l’exécutif congolais cherche à faire évoluer le fonctionnement gouvernemental vers une logique davantage centrée sur les résultats, dans un contexte où les attentes de la population restent élevées en matière de services publics, d’infrastructures et d’amélioration des conditions de vie.

DecryptEco

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