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Félix Tshisekedi a demandé le lancement du Baromètre national du climat des affaires 2026. Cette deuxième édition devra mesurer l’évolution de la perception des entreprises et les effets des réformes engagées.
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Le diagnostic doit éclairer l’écart entre les décisions publiques et leur application. Une étude de la Banque mondiale montre que des règles communes peuvent produire des délais administratifs très différents d’une ville congolaise à l’autre.
Félix Tshisekedi veut mesurer ce que les réformes du climat des affaires ont changé pour les entreprises. Lors de la 99ᵉ réunion ordinaire du Conseil des ministres, le 25 septembre 2026, il a instruit son cabinet, à travers la Cellule Climat des Affaires, de lancer la deuxième édition du baromètre national.
Il demande parallèlement une évaluation de l’exécution des réformes gouvernementales, avec des rapports attendus sous trente jours.
Le point de départ reste le score de 37 sur 100 établi par la première édition. Cet indicateur traduit l’appréciation des opérateurs économiques sur leur environnement d’activité.
Il mesure une perception, sans constituer un taux d’exécution des réformes. La nouvelle enquête devra déterminer si les améliorations annoncées sont ressenties dans les entreprises.
Présentée le 6 juin 2023, la première enquête avait couvert 403 entreprises dans 13 secteurs économiques. Elle recommandait déjà d’agir sur la fiscalité, la sécurité juridique et judiciaire, les marchés publics et la qualité de l’administration.
Pour l’édition 2026, le président demande une représentation suffisante des opérateurs économiques et la participation de leurs organisations professionnelles.
La question de l’application des réformes trouve un éclairage concret dans le rapport de la Banque mondiale, intitulé » Business Ready in the Democratic Republic of Congo ».
Cette étude examine les démarches des entreprises à Kinshasa, Matadi, Kananga et Kisangani, à partir de données arrêtées au 31 décembre 2024.
Pour le parcours d’entrée en activité étudié, incluant les formalités après l’immatriculation, les délais allaient de 41 jours à Matadi à 117 jours à Kinshasa : un écart de 76 jours.
Les auteurs relient ces différences notamment aux capacités administratives locales et au traitement des formalités postérieures à l’enregistrement. Le rapport signale aussi de premiers progrès observés en 2025.
Cette comparaison éclaire la portée du futur baromètre : une règle nationale peut produire des expériences différentes suivant le service qui l’applique. Un délai prolongé peut immobiliser des moyens, reporter le démarrage d’une activité et retarder les premières recettes.
L’analyse des réponses par territoire et par secteur permettrait donc de mieux localiser les blocages qu’un score global résume.
Le chef de l’État attend précisément des « résultats concrets et perceptibles pour les entreprises » : procédures simplifiées, délais réduits et obligations fiscales plus prévisibles. La Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, devra distinguer les avancées, les actions en cours et les obstacles persistants.
Les résultats du baromètre alimenteront le Plan stratégique du climat des affaires, dont les travaux d’élaboration avaient été lancés le 20 mars 2025.
Pour les entreprises, la traduction économique de ce travail restera tangible : moins de démarches répétées, des coûts mieux anticipés et davantage de temps consacré à leur activité.
DecryptEco | RDC & Afrique
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