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Mukoko Samba a présenté au Conseil des ministres du 25 septembre 2026 les préparatifs d’une participation congolaise structurée autour d’un pavillon national à Davos.
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Le dispositif doit promouvoir des projets dans les infrastructures, les mines, l’énergie et plusieurs autres secteurs. Son intérêt économique se mesurera à la conversion des contacts en investissements effectifs.
Le gouvernement congolais prépare sa participation au Forum économique mondial de Davos 2027 avec l’ambition de mieux organiser la présentation de ses opportunités d’investissement.
Intervenant à la 99ᵉ réunion ordinaire du Conseil des ministres, le 25 septembre 2026, le vice-Premier ministre, ministre de l’Économie nationale, Mukoko Samba, a exposé une démarche reposant sur un format souverain, articulé autour d’un pavillon national officiellement identifié.
Concrètement, cet espace devrait permettre à la RDC de conduire sa propre programmation, de choisir les projets présentés et d’organiser ses échanges avec les acteurs économiques internationaux.
Le compte rendu assigne au pavillon quatre fonctions : « recevoir, exposer, négocier et convaincre ». L’objectif annoncé est de donner davantage de cohérence à la promotion économique du pays.
Le portefeuille envisagé couvre les infrastructures et les corridors, les mines et les minerais critiques, l’énergie et le climat, l’eau et l’agro-industrie, ainsi que le tourisme et l’économie créative. Les projets devront répondre à des exigences de clarté et de maturité, dans des conditions que précisera le dispositif de coordination.
La démarche comprend trois phases : la préparation, la tenue du Forum et le suivi après l’événement, avec restitution au gouvernement. Mukoko Samba a sollicité l’accompagnement de l’exécutif. Un plan de travail détaillé devrait être soumis au Conseil pour arbitrage.
L’intérêt de Davos tient à la concentration de décideurs susceptibles de financer, d’exploiter ou d’accompagner des projets.
Dans son rapport annuel 2025-2026, le Forum économique mondial indique que l’édition 2026 a rassemblé près de 3 000 dirigeants, dont 830 directeurs généraux d’entreprises. Cette densité de responsables économiques explique l’attrait de la rencontre pour les pays en quête de partenaires.
Une telle tribune peut faciliter les premiers échanges, rapprocher un promoteur d’un financeur et réunir plusieurs partenaires autour d’une même opération.
Un projet industriel peut ainsi nécessiter simultanément un apport en capital, une alimentation électrique, une solution logistique et des acheteurs. Présenter ces besoins ensemble permettrait de proposer des investissements mieux structurés.
La RDC pourrait donc utiliser Davos pour associer davantage ses ressources à des projets de transformation, de fourniture d’énergie et de services locaux.
L’évaluation de cette participation gagnerait à distinguer les contacts obtenus, les études engagées, les accords conclus et les capitaux effectivement décaissés.
Sans cette traçabilité, les dépenses de représentation risquent de produire une visibilité passagère, sans installations productives ni commandes pour les entreprises congolaises.
DecryptEco | RDC & Afrique
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