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Couvoir industriel de Mbenzale : l’ANAPI accompagne un nouvel outil de production pour la filière avicole congolaise

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  • Le couvoir industriel de Mbenzale, inauguré le 19 septembre à N’Sele, dispose d’une capacité initiale de 3,2 millions de poussins d’un jour par an, soit environ 61 500 par semaine. L’infrastructure est exploitée par Eggs for Congo dans le cadre d’un partenariat public-privé.

  • Cette capacité doit dépasser 6 millions de poussins en 2027, soit une hausse d’au moins 87,5 %. Le projet intervient dans une économie qui importait encore 154 173 tonnes de viande de volaille pour 90 millions USD en 2023, d’après les données WITS de la Banque mondiale issues de Comtrade.

L’Agence nationale pour la promotion des investissements (ANAPI) met en avant le couvoir industriel de Mbenzale comme un nouvel investissement productif dans la filière avicole congolaise. Sa Directrice générale, Rachel Pungu Luamba, a participé le 19 septembre 2026 à l’inauguration de cette infrastructure située dans la commune de N’Sele, à Kinshasa.

Exploité par Eggs for Congo, le couvoir dispose d’une capacité initiale de 3,2 millions de poussins d’un jour par an. Rapporté à une année complète, ce volume représente environ 61 500 poussins par semaine ou près de 8 800 par jour en moyenne.

Il s’agit toutefois d’une capacité installée, et non d’un volume déjà effectivement commercialisé.

Le projet intervient au premier maillon de la chaîne avicole. Avant de produire des œufs ou de la viande, les éleveurs doivent disposer de poussins, eux-mêmes issus d’œufs fécondés et de reproducteurs.

À Mbenzale, la ferme associée peut accueillir 26 000 poules parentales, avec un premier noyau de 8 000 reproducteurs.

EFC produit notamment des lignées ISA Brown, orientées vers la ponte, et SASSO Rainbow, destinées à la viande et aux œufs.

L’intérêt économique apparaît face au poids des approvisionnements extérieurs. Les données WITS/Comtrade disponibles pour 2023 enregistrent 154,17 millions de kilogrammes de viande de volaille importés par la RDC, pour une valeur d’environ 90 millions USD.

La Pologne, les Pays-Bas, le Brésil, la Belgique et la Zambie figuraient parmi les principaux fournisseurs.

Le couvoir ne remplacera pas mécaniquement ces importations. Produire davantage de poussins localement réduit un goulot d’étranglement en amont, mais la transformation en poulets ou en œufs commercialisables suppose ensuite des aliments disponibles à coût compétitif, des élevages capables d’absorber les poussins, des services vétérinaires et des circuits de distribution.

Une étude de Wageningen University & Research consacrée au projet souligne notamment le poids de l’approvisionnement local en maïs et soja dans le développement de la filière autour de Kinshasa.

Eggs for Congo prévoit de porter sa capacité au-delà de 6 millions de poussins dès 2027. Une extension projetée à Kimwenza pourrait ensuite porter les capacités combinées autour de Kinshasa à environ 11 millions par an, soit plus de trois fois le niveau initial de Mbenzale.

Le projet vise également un réseau de plus de 2 000 producteurs partenaires.

Pour l’ANAPI, qui a également participé à une session B2B organisée avec l’appui de l’ambassade des Pays-Bas, Mbenzale illustre ainsi la possibilité de développer des investissements privés autour de la production alimentaire.

Pour la filière, l’effet économique se mesurera surtout dans la capacité à convertir ces millions de poussins en production locale de viande et d’œufs, puis en réduction effective des achats extérieurs.

DecryptEco | RDC & Afrique

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