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China Mining à Tianjin : le Cadastre minier veut pousser les capitaux chinois vers l’exploration en RDC

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  • À Tianjin, Popol Mabolia Yenga a présenté le portefeuille minier congolais aux investisseurs chinois, dans un pays où le ministère des Mines recense actuellement 3 448 titres valides et plus de 114 entreprises en production.

  • Le message du CAMI vise surtout l’amont : la Chine est déjà très présente dans l’exploitation du cuivre et du cobalt, mais Kinshasa veut attirer davantage de capitaux vers la recherche, après la récupération par l’État de 31 648 km² de superficies minières lors de l’assainissement du fichier cadastral.

Le Cadastre minier congolais a profité de la 28ᵉ China Mining Conference and Exhibition, organisée du 10 au 12 septembre à Tianjin, pour présenter aux investisseurs chinois non seulement les ressources de la RDC, mais aussi l’état de son domaine minier et les possibilités d’investissement dans la recherche.

Son Directeur général, Popol Mabolia Yenga, est intervenu au Forum RDC–Chine avec une présentation intitulée « Invest in the Democratic Republic of Congo ». Le CAMI y a mis en avant le cuivre et le cobalt, ses données cadastrales actualisées et la nécessité pour les sociétés à capitaux chinois d’investir davantage dans l’exploration minière.

Le point est économique. Les groupes chinois sont déjà solidement installés dans la production congolaise. En 2024, Tenke Fungurume et Kisanfu, contrôlées majoritairement par CMOC, ont produit ensemble 650 161 tonnes de cuivre et 114 165 tonnes de cobalt.

Ce dernier volume représentait, à lui seul, environ la moitié des 226 000 tonnes de cobalt produites cette année-là en RDC d’après l’USGS. Zijin Mining est également partenaire d’Ivanhoe Mines dans Kamoa-Kakula.

Pour le CAMI, attirer davantage de capitaux chinois dans la recherche revient donc à déplacer une partie de l’investissement vers la phase où se construisent les futurs projets.

L’exploration finance notamment les travaux géologiques, les forages et les analyses permettant d’identifier et de quantifier un gisement avant toute décision d’exploitation.

Les données cadastrales donnent une mesure de cette ouverture. Le portail du ministère des Mines affiche actuellement 3 448 titres valides et plus de 114 entreprises en production. Fin 2024, le CAMI évaluait à 203 950 km² la superficie totale concédée, soit 8,7 % du territoire national.

L’assainissement du fichier cadastral a ensuite permis à l’État de reprendre 594 titres miniers et de carrières couvrant 31 648 km². Et depuis le 4 août 2026, le CAMI a rouvert la réception de nouvelles demandes de droits miniers et de carrières de recherche après une nouvelle opération d’assainissement.

Tianjin offrait précisément une vitrine commerciale pour cette stratégie. L’édition 2026 a réuni 31 000 professionnels provenant de 60 pays et organisations internationales.

L’exposition comptait 658 entreprises issues de 25 pays et régions sur plus de 65 000 m². Les organisateurs ont aussi consacré un compartiment aux transactions sur les droits miniers, à l’exploration et aux projets de développement.

La démarche congolaise consiste ainsi à transformer l’information cadastrale en argument d’investissement : montrer quels droits existent, quelles superficies ont été récupérées et où de nouvelles recherches peuvent être engagées.

Dans un secteur où les capitaux chinois financent déjà plusieurs grandes mines, le CAMI cherche maintenant à les faire entrer plus tôt dans le cycle minier, au stade où se dessinent les prochains gisements.

DecryptEco | RDC & Afrique

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