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Daniel Mukoko Samba et Ian J. McCary préparent la prochaine réunion du Comité de pilotage conjoint RDC–États-Unis, avec un objectif : accélérer les projets stratégiques, faciliter les investissements et améliorer la prévisibilité réglementaire et fiscale.
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Les échanges économiques bilatéraux ont déjà changé d’échelle : biens et services ont représenté environ 2,5 milliards USD en 2025, en hausse de 150 % sur un an. Entre janvier et juillet 2026, les importations américaines de biens congolais ont atteint 2,12 milliards USD, dépassant déjà d’environ 10 % leur niveau de toute l’année 2025.
La République démocratique du Congo et les États-Unis veulent accélérer la mise en œuvre de leur partenariat stratégique. Le Vice-Premier ministre, ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a échangé, le mercredi 16 septembre 2026, avec Ian J. McCary, Chargé d’Affaires a.i. de l’ambassade américaine en RDC, en préparation de la prochaine réunion du Joint Steering Committee, le Comité de pilotage conjoint chargé du suivi de l’accord.
Les discussions ont notamment porté sur les projets stratégiques, l’amélioration du climat des affaires, la stabilité du cadre fiscal et réglementaire, la facilitation des investissements ainsi que le contenu local.
L’objectif affiché est de faire passer le partenariat d’une logique d’engagements à une logique d’investissements effectivement financés et exécutés.
Cette question est centrale pour Kinshasa. En juin, le Gouvernement indiquait avoir déjà transmis à Washington une cinquantaine de projets stratégiques et reçu une première liste relative à la Réserve d’actifs stratégiques. Une Task force placée sous l’autorité de la Première ministre, Judith Suminwa a également été mise en place pour coordonner les engagements congolais.
Les données commerciales montrent parallèlement une accélération rapide des flux. Les échanges de biens et services entre les deux économies ont atteint environ 2,5 milliards USD en 2025, contre près d’un milliard un an auparavant.
Les seules importations américaines de marchandises en provenance de la RDC sont passées de 323,2 millions USD en 2024 à 1,93 milliard en 2025. Sur les sept premiers mois de 2026, elles atteignaient déjà 2,12 milliards USD. Mais l’augmentation des échanges ne suffit pas à mesurer l’effet économique du partenariat.
Le Département américain du Commerce identifie encore l’imprévisibilité réglementaire, les déficits d’infrastructures, le coût du financement et les difficultés d’application des règles parmi les contraintes auxquelles font face les investisseurs en RDC.
La recherche de prévisibilité fiscale et réglementaire évoquée à Kinshasa répond donc directement à des obstacles déjà documentés du marché congolais.
Signé le 4 décembre 2025, l’accord stratégique couvre notamment les minerais critiques, les infrastructures, l’énergie et la transformation locale.
Il prévoit une Réserve d’actifs stratégiques sur laquelle les investisseurs américains disposent d’un droit de première offre, ainsi qu’une catégorie de projets désignés par la RDC pour soutenir l’industrialisation, les infrastructures, l’emploi et l’intégration aux chaînes de valeur.
Les deux parties peuvent mobiliser, pour ces projets, le secteur privé, les institutions financières internationales et des instruments américains de financement du développement.
La prochaine réunion du JSC devra ainsi rapprocher deux dimensions encore distinctes : une relation commerciale déjà en forte croissance et la transformation de projets identifiés en capitaux engagés, infrastructures construites, capacités locales et emplois effectivement créés.
DecryptEco | RDC & Afrique
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