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La 114ᵉ session du Conseil international du cacao se tient du 14 au 18 septembre à Abidjan, avec parmi les dossiers centraux le passage de l’AIC 2026 de la signature à son entrée en vigueur.
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La RDC représente 1,03 % des exportations retenues pour calculer le poids des pays exportateurs dans le nouvel accord, contre plus de 61 % pour la Côte d’Ivoire et le Ghana réunis.
Les États membres de l’Organisation internationale du cacao (OIC) examinent à Abidjan les conditions permettant de rendre opérationnel l’Accord international sur le cacao 2026. La 114ᵉ session ordinaire du Conseil, ouverte le 14 septembre 2026 et prévue jusqu’au 18, doit notamment faire le point sur les signatures, les ratifications et les notifications d’application provisoire.
La délégation congolaise est conduite par Jonathan Kasereka, Directeur de cabinet adjoint du ministre du Commerce extérieur.
Adopté à Genève le 13 février 2026, l’AIC 2026 doit succéder à l’accord de 2010, prolongé jusqu’au 30 septembre.

Son article 58 prévoit une entrée en vigueur définitive lorsque cinq pays exportateurs représentant au moins 80 % des exportations de référence et des pays importateurs représentant 60 % des importations auront accompli les formalités requises. À défaut, les gouvernements déjà engagés peuvent décider d’une mise en vigueur entre eux.
La RDC figure parmi les premiers signataires. L’ICCO enregistre sa signature et sa notification d’application provisoire au 2 juin. Kinshasa indique avoir ensuite achevé sa procédure interne de ratification en juillet.
Le tableau public de l’ICCO consulté le 15 septembre affiche toutefois encore quatre signataires et zéro partie.
L’annexe du nouvel accord retient pour la RDC une moyenne de 44 054 tonnes d’exportations sur 2021/22-2023/24, soit 1,03 % du total.
Sur la seule campagne 2023/24, le volume atteint 50 800 tonnes. La Côte d’Ivoire et le Ghana concentrent ensemble 61,3 % des exportations de référence. Le poids congolais donne donc à son adhésion une portée politique, mais il ne suffit pas à faire basculer le seuil de 80 %.
Le texte cherche surtout à rapprocher la croissance du marché des revenus à la ferme. L’UNCTAD décrit une chaîne de valeur marquée par la volatilité des prix et les asymétries d’information qui fragilisent les petits producteurs.
L’ICCO considère aussi les planteurs comme le maillon le plus vulnérable et constate que leur revenu décent demeure insuffisant malgré plusieurs initiatives.
L’AIC 2026 inscrit ainsi parmi ses objectifs des prix plus équitables, un revenu décent, davantage de transformation dans les pays d’origine, la traçabilité et la lutte contre la déforestation. Il n’instaure cependant pas de prix minimum mondial : l’organisation internationale du cacao (ICCO). conserve un prix indicateur destiné au suivi du marché.
Pour la RDC, la traçabilité devient aussi une condition commerciale. Le règlement européen sur les produits sans déforestation doit s’appliquer aux grands et moyens opérateurs à partir du 30 décembre 2026 et couvre le cacao.
La capacité à géolocaliser les parcelles, documenter l’origine des fèves et transformer davantage localement déterminera donc une partie des gains économiques attendus.
DecryptEco | RDC & Afrique
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