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La Conférence épiscopale nationale du Congo appelle à renforcer la réponse à la 17e épidémie d’Ebola, alors que le pays compte désormais 6 250 cas confirmés et 3 039 décès.
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Au-delà du bilan humain, l’efficacité de la riposte dépend de la détection des malades, de la protection des soignants et de l’adhésion des communautés dans six provinces désormais touchées.
La Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) intervient dans la réponse à l’épidémie d’Ebola qui frappe l’est de la République démocratique du Congo. Dans un message rendu public ce jeudi 3 septembre et signé par son président, Mgr Fulgence Muteba Mugalu, l’épiscopat appelle à renforcer la prévention, la prise en charge des malades et l’accompagnement des équipes engagées dans les zones affectées.
L’appel intervient alors que les indicateurs continuent d’évoluer. Les dernières données de l’Institut national de santé publique font état de 6 250 cas confirmés, 3 039 décès et 1 439 guérisons, soit une létalité de 48,6 %. Au total, 869 personnes restent en isolement ou hospitalisées. L’épidémie touche six provinces : Ituri, Nord-Kivu, Sud-Kivu, Haut-Uélé, Bas-Uélé et Tshopo.
Dans son message, la CENCO s’appuie sur le point de situation du 25 août, qui recensait alors 5 713 cas confirmés et 2 744 décès à l’échelle nationale, ainsi que 1 269 guérisons et 770 patients en isolement ou hospitalisés. L’Ituri demeurait l’épicentre, concentrant l’essentiel des cas. Ces chiffres avaient été publiés par les autorités sanitaires avant la nouvelle progression enregistrée ces derniers jours.
La flambée, officiellement déclarée le 15 mai, est provoquée par le virus Bundibugyo. L’OMS la considère comme la plus importante épidémie d’Ebola jamais enregistrée en RDC et maintient son classement comme urgence de santé publique de portée internationale. Au 26 août, elle recensait déjà 60 zones de santé touchées.
Les préoccupations exprimées par les évêques concernent notamment la disponibilité des équipements, les conditions de travail des professionnels de santé et la circulation de fausses informations. Des difficultés similaires ont été relevées par l’OMS et Africa CDC, qui ont identifié des besoins en fournitures essentielles, en soutien aux équipes de première ligne, en suivi des contacts et en capacités de traitement. Les deux institutions insistent également sur le rôle des responsables religieux et communautaires pour améliorer l’accès aux soins et la confiance envers les équipes de riposte.
La CENCO prévoit, avec l’appui de Catholic Relief Services, de fournir du matériel aux structures de Caritas dans plusieurs diocèses de l’Ituri. Elle appelle parallèlement ses paroisses et communautés ecclésiales à relayer les mesures de prévention et à adapter, selon le niveau de risque local, certaines pratiques liées notamment aux funérailles.
Avec plus de 3 000 décès et une transmission répartie sur 60 zones de santé, la prochaine évolution à surveiller sera celle de la capacité des équipes à identifier plus rapidement les chaînes de contamination, orienter les malades vers les structures de soins et maintenir l’adhésion des communautés. Ce sont désormais ces indicateurs opérationnels, autant que le nombre quotidien de nouveaux cas, qui permettront de mesurer l’évolution de l’épidémie.
DecryptEco
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