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L’économie mondiale absorbe mieux que prévu la hausse des prix de l’énergie provoquée par la guerre au Moyen-Orient, soutenue notamment par les réserves énergétiques, de nouvelles sources d’approvisionnement et les investissements dans l’intelligence artificielle.
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Le FMI reste toutefois préoccupé par les déficits publics, le niveau élevé des dettes et une inflation qui pourrait obliger les banques centrales à maintenir des taux d’intérêt élevés plus longtemps.
L’économie mondiale ralentit, mais moins brutalement que ne le redoutait le Fonds monétaire international après le choc énergétique provoqué par la guerre au Moyen-Orient. Kristalina Georgieva, directrice générale du FMI, a déclaré le 25 août que plusieurs pays avaient limité les conséquences de la hausse des prix de l’énergie en puisant dans leurs réserves de pétrole et de gaz et en augmentant leurs approvisionnements hors du Golfe.
Le FMI prévoit une croissance mondiale de 3,0 % en 2026, puis de 3,4 % en 2027. Ces chiffres restent inférieurs à la croissance moyenne de 3,5 % enregistrée en 2024 et 2025. Le Fonds estime que les pays importateurs d’énergie sont davantage pénalisés par la guerre, tandis que les économies intégrées aux chaînes de valeur technologiques bénéficient de la hausse des investissements liés à l’intelligence artificielle.
Aux États-Unis, les dépenses consacrées aux infrastructures d’IA, aux centres de données et aux équipements informatiques soutiennent l’investissement des entreprises. Le phénomène commence également à s’étendre à d’autres économies. Cette dépense technologique compense ainsi une partie du ralentissement provoqué par l’énergie plus chère et les tensions commerciales.
Le pétrole reste cependant une source directe de pression sur les prix. Après avoir dépassé 118 dollars le baril au printemps, le Brent évolue depuis la mi-juin dans une fourchette proche de 80 à 90 dollars. Georgieva avertit qu’une nouvelle hausse pourrait relancer l’inflation et obliger les banques centrales à conserver des taux élevés. Le FMI estimait déjà en juillet que la désinflation mondiale avait cessé de progresser au même rythme et prévoyait une inflation globale de 4,7 % en 2026.
Les finances publiques préoccupent également le Fonds. Georgieva demande aux gouvernements de présenter des plans crédibles de réduction des déficits et de stabilisation de leur dette. Des rendements obligataires plus élevés augmentent en effet le coût de refinancement des États, particulièrement lorsque les besoins d’emprunt restent importants.
Le FMI demande parallèlement aux banques centrales de maintenir la stabilité des prix comme priorité et aux grandes économies de réduire leurs déséquilibres commerciaux. Il actualisera ses prévisions économiques à la mi-octobre, lors de ses assemblées annuelles avec la Banque mondiale à Bangkok.
DecryptEco
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