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Le Vice-Premier ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, estime que la santé constitue un investissement productif capable de soutenir la croissance économique et de renforcer la confiance des investisseurs.
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En RDC, l’espérance de vie est estimée à 61,6 ans, contre une moyenne de 63,6 ans en Afrique, selon l’Organisation mondiale de la santé.
Le Vice-Premier ministre, ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a plaidé pour une augmentation des investissements dans le secteur de la santé en République démocratique du Congo.
Il s’est exprimé ainsi le jeudi 30 juillet 2026 lors de la deuxième édition du Salon de l’Hôpital, organisée au Centre culturel de Kinshasa, sous le thème « Dividende démographique et financement durable de la Couverture Santé Universelle ».
À cette occasion, le responsable de l’Économie nationale a rappelé que la richesse d’un pays ne repose plus uniquement sur ses ressources naturelles, mais également sur la qualité de son capital humain.
Selon lui, la longévité, le bien-être et l’état de santé de la population figurent désormais parmi les indicateurs pris en compte par les investisseurs internationaux pour apprécier la stabilité économique et le potentiel de développement d’un pays.
« La véritable force économique d’un pays ne repose pas sur les richesses de son sous-sol, mais sur la qualité de son capital humain », a-t-il déclaré.
La santé, un moteur de croissance économique
Daniel Mukoko Samba a expliqué que les investissements dans la santé produisent des effets qui dépassent le seul secteur hospitalier.
Une population en meilleure santé travaille plus longtemps, connaît moins d’absences liées à la maladie et participe davantage à la production nationale. À l’inverse, des systèmes de santé fragiles entraînent une baisse de la productivité, une augmentation des dépenses des ménages et une réduction des revenus.
Les institutions économiques internationales considèrent désormais le capital humain comme l’un des principaux déterminants de la croissance de long terme.
La Banque mondiale souligne notamment que l’amélioration de la santé, de l’éducation et des compétences contribue directement à accroître la productivité des économies.
C’est dans cette logique que le Vice-Premier ministre a plaidé pour un renforcement durable des investissements dans le système sanitaire congolais.
Une espérance de vie encore inférieure à la moyenne africaine
Les données de l’Organisation mondiale de la santé montrent que la RDC a progressivement amélioré les conditions de santé de sa population.
L’espérance de vie à la naissance est passée d’environ 53 ans en 2000 à 61,6 ans en 2021. Malgré cette progression, elle demeure inférieure à la moyenne africaine, estimée à 63,6 ans.
L’OMS estime par ailleurs que l’espérance de vie en bonne santé en RDC atteint 53,2 ans. Cela signifie qu’une partie importante de la population vit plusieurs années avec des maladies ou des incapacités susceptibles de réduire sa participation à l’activité économique.
Ces indicateurs sont aujourd’hui utilisés pour mesurer la performance des systèmes de santé et leur contribution au développement économique.
Vers un financement durable de la Couverture Santé Universelle
Au cours de son intervention, Daniel Mukoko Samba a plaidé pour un pacte national destiné à consolider le système sanitaire et à assurer un financement durable de la Couverture Santé Universelle.
Cette approche vise à mobiliser l’État, les partenaires techniques et financiers ainsi que le secteur privé afin de garantir un accès plus large aux soins sans exposer les ménages à des difficultés financières importantes.
Le financement durable de la Couverture Santé Universelle constitue également un levier pour améliorer les indicateurs de santé, renforcer le capital humain et soutenir une croissance économique plus inclusive.
La cérémonie s’est achevée par une visite des stands d’exposition. Plusieurs établissements de santé y ont présenté des équipements, des innovations technologiques et des initiatives destinées à améliorer la qualité des services hospitaliers en République démocratique du Congo.
DecryptEco
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