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RDC : l’UNESCO consolide le statut de la Garamba mais la maintient parmi les sites en péril

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Le Comité du patrimoine mondial a approuvé la réinscription du parc national de la Garamba selon des critères écologiques et biologiques élargis. Le parc reste cependant classé parmi les biens en péril, sous la pression du braconnage, de l’insécurité, des activités minières et des difficultés de gestion de sa périphérie.

Le parc national de la Garamba conserve sa place sur la Liste du patrimoine mondial, avec une reconnaissance internationale désormais fondée sur la richesse de ses processus écologiques et de sa biodiversité. Réuni à Busan, en République de Corée, le Comité du patrimoine mondial a approuvé la réinscription du site selon les critères IX et X de l’UNESCO. Dans le même temps, il a décidé de maintenir le parc sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Cette décision actualise les fondements de la reconnaissance accordée à la Garamba depuis 1980. L’UNESCO met désormais l’accent sur la transition entre la forêt guinéo-congolaise et les savanes soudaniennes, ainsi que sur la diversité des espèces présentes dans cet espace protégé du Haut-Uélé, près de la frontière avec le Soudan du Sud. Le parc couvre 512 736 hectares et bénéficie d’une zone tampon de 544 943 hectares, aménagée dans trois domaines de chasse voisins.

La Garamba abrite plus de 150 espèces de mammifères, dont les éléphants de forêt, les girafes du Kordofan, les lions, les hippopotames et plusieurs espèces de pangolins. L’UNESCO recense également au moins 459 espèces d’oiseaux, 83 espèces de reptiles et 43 espèces d’amphibiens. Les feux naturels, les crues saisonnières et le déplacement des grands herbivores continuent d’entretenir l’équilibre entre les savanes ouvertes, les zones boisées et les forêts-galeries.

Les progrès enregistrés dans la surveillance et la gestion n’ont cependant pas éliminé les menaces. Les zones voisines restent exposées aux incursions de groupes armés, à la transhumance transfrontalière, au braconnage, à l’exploitation minière et à l’expansion agricole. Le Comité demande notamment à la RDC d’accélérer le déplacement des sites miniers artisanaux vers des zones légalement désignées et de renforcer la gestion de la nouvelle zone tampon.

Le parc est cogéré par l’Institut congolais pour la conservation de la nature et African Parks dans le cadre d’un partenariat public-privé renouvelé en 2025 pour dix ans. Le dispositif combine surveillance aérienne, patrouilles, suivi écologique, infrastructures et programmes destinés aux communautés locales. L’UNESCO appelle désormais les partenaires à construire des mécanismes de financement durables pour réduire la dépendance du parc aux appuis ponctuels.

La nouvelle reconnaissance renforce la valeur environnementale de la Garamba et peut soutenir la mobilisation de financements pour la conservation, l’emploi local et le développement d’un tourisme mieux encadré. Son maintien sur la liste des sites en péril rappelle toutefois que la restauration d’un espace naturel ne se mesure pas uniquement à la reprise de certaines populations animales. Elle dépend aussi de la sécurité, du contrôle des activités économiques et de l’adhésion durable des communautés installées autour du parc.

DecryptEco
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