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Le gouvernement provincial de Kinshasa a présenté un nouveau Plan cadastral publicitaire qui prévoit notamment le retrait d’au moins 50 % des structures non conformes et accorde six mois aux opérateurs pour régulariser leurs installations.
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Les nouvelles règles vont réduire les emplacements disponibles, renforcer les contrôles et obliger certaines régies publicitaires à investir dans des équipements conformes, notamment des panneaux numériques.
Kinshasa veut réduire le nombre de panneaux publicitaires installés sans respect des règles d’urbanisme. Présenté le 24 août 2026 par l’Autorité de régulation et de gestion de la publicité de Kinshasa (ARGPK), le nouveau Plan cadastral publicitaire fixe les conditions d’implantation des supports dans la capitale congolaise.
Le gouverneur Daniel Bumba a annoncé le retrait d’au moins 50 % des structures considérées comme non conformes. Les opérateurs disposent toutefois d’un délai de six mois avant l’application des sanctions. Cette période doit permettre aux régies concernées de déplacer, remplacer ou retirer leurs installations.
Le plan interdit également l’affichage dans certains espaces, notamment les écoles, les cimetières et les camps militaires. Les affiches placées sur des ouvrages publics ou sur des emplacements non autorisés sont aussi concernées.
Les autorités provinciales ciblent notamment les affiches promotionnelles utilisées par certaines églises, certains artistes et d’autres annonceurs sur les murs, poteaux et sauts-de-mouton.
Pour les entreprises de publicité extérieure, les nouvelles règles auront des conséquences directes sur leurs activités. Certains panneaux devront disparaître, tandis que d’autres devront être adaptés aux normes retenues par la ville.
Les autorités souhaitent également réduire progressivement l’utilisation des bâches au profit de supports plus modernes, notamment les écrans LED.
Cette orientation suppose des investissements supplémentaires pour les régies qui souhaitent conserver des emplacements sur les principaux axes de Kinshasa.
Les panneaux numériques coûtent davantage à installer et nécessitent une alimentation électrique, un entretien régulier et des équipements techniques plus importants que les supports traditionnels.
La province avait déjà commencé à resserrer les règles en juillet. Les autorités avaient alors rappelé que l’installation et l’exploitation d’un support publicitaire nécessitaient une autorisation préalable et annoncé le retrait des dispositifs irréguliers. Les nouvelles implantations avaient également été suspendues dans l’attente du Plan cadastral publicitaire.
Le nouveau dispositif doit maintenant permettre à l’ARGPK d’identifier plus précisément les emplacements autorisés et de contrôler les installations existantes. Pour les régies publicitaires, les six prochains mois serviront donc principalement à vérifier leurs autorisations, mettre leurs panneaux en conformité et décider des investissements nécessaires.
À l’expiration du moratoire, l’attention se portera surtout sur le nombre de panneaux effectivement retirés, la régularité des contrôles et l’application des mêmes règles à l’ensemble des opérateurs.
DecryptEco
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