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Le gouvernement congolais veut accélérer l’arrivée du lithium de Manono sur le marché international tout en exigeant qu’une partie de la production soit transformée localement avant exportation.
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Avec une première phase estimée à 500 000 tonnes de concentré de lithium par an, avant une montée en puissance vers un million de tonnes, le projet pourrait faire de la RDC un acteur de premier plan sur le marché mondial des minerais stratégiques.
Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a reçu, le lundi 13 juillet 2026 à Kinshasa, le représentant de Manono Lithium RDC, Kevin Wang, afin de préparer l’exportation de la production du projet de Manono, dans la province du Tanganyika.
À l’issue de cette rencontre, le ministère s’est engagé à accompagner l’entreprise dans ses opérations d’exportation. Une partie de la production est déjà acheminée vers le port de Kalemie, qui constitue l’un des principaux maillons logistiques du projet.
Le projet prévoit une capacité finale d’environ un million de tonnes de concentré de lithium par an. Une première phase de production portera sur 500 000 tonnes annuelles, avant une montée progressive des capacités.
Au nom du gouvernement, Julien Paluku a demandé à l’entreprise d’accorder une place centrale à la transformation locale. L’objectif est qu’une part significative des concentrés soit convertie en sulfate de lithium sur le territoire national avant son expédition vers les marchés internationaux, notamment ceux des batteries et des véhicules électriques.
Cette orientation s’inscrit dans la stratégie nationale visant à créer davantage de valeur ajoutée, d’emplois qualifiés et de revenus industriels.
Le développement du projet s’accompagne également d’investissements dans les infrastructures, notamment les installations de traitement, les routes reliant Manono à Kalemie, les infrastructures portuaires ainsi que les capacités énergétiques nécessaires à l’industrialisation du site.
Le projet Manono Lithium ouvre à la RDC une nouvelle opportunité de diversification de ses exportations minières, dans un contexte où la demande mondiale en lithium est portée par l’essor des batteries et des véhicules électriques. En encourageant la transformation d’une partie de la production en sulfate de lithium, le gouvernement cherche à accroître la valeur ajoutée créée sur le territoire national plutôt qu’à exporter uniquement des concentrés.
Cette orientation favorise l’émergence d’activités industrielles, la création d’emplois qualifiés, le développement des infrastructures et le renforcement des recettes d’exportation.
À plus long terme, elle positionne progressivement la RDC comme un fournisseur de produits miniers à plus forte valeur ajoutée sur le marché mondial des minerais stratégiques.
DecryptEco
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