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Le Président Félix Tshisekedi a promulgué deux lois autorisant la ratification de l’Accord international sur le cacao (AIC-2026) et de l’Accord de partenariat économique global (APEG) conclu entre la RDC et les Émirats arabes unis. Ces textes ouvrent désormais la voie à leur mise en œuvre opérationnelle.
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Cette avancée intervient alors que le gouvernement ambitionne de porter la production nationale de cacao à un million de tonnes par an d’ici dix ans, tout en modernisant le cadre juridique du commerce extérieur avec un nouveau Code du commerce appelé à remplacer la loi de 1973.
Le Président de la République, Félix Tshisekedi, a promulgué deux lois majeures pour le commerce extérieur après leur adoption par l’Assemblée nationale et le Sénat. La première autorise la ratification de l’Accord international sur le cacao (AIC-2026), tandis que la seconde porte sur l’Accord de partenariat économique global (APEG) conclu entre la République démocratique du Congo et les Émirats arabes unis. Cette promulgation marque le passage de la phase législative à celle de la mise en œuvre des deux accords.
Un cap vers un million de tonnes de cacao
Pour Kinshasa, la ratification de l’Accord international sur le cacao, s’accompagne d’une ambition économique clairement affichée, celle visant à porter la production et les exportations nationales de cacao à un million de tonnes par an au cours de la prochaine décennie, contre un peu plus de 92 000 tonnes exportées en 2025.
Cette stratégie vise à développer l’ensemble de la chaîne de valeur, de la production à la transformation locale, afin d’accroître les recettes d’exportation et de créer davantage d’emplois dans les zones rurales.
Dans le prolongement des engagements pris à Abidjan
Cette promulgation prolonge les engagements pris le 2 juin dernier à Abidjan, où la RDC a signé l’AIC-2026 au siège de l’Organisation internationale du cacao (ICCO). À cette occasion, la délégation congolaise conduite par le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, avait multiplié les échanges avec les autorités ivoiriennes et les responsables de la filière afin de s’inspirer des mécanismes ayant permis à la Côte d’Ivoire de devenir le premier producteur mondial de cacao.
Les discussions avaient notamment porté sur la transformation locale, la traçabilité, la durabilité et l’amélioration des revenus des producteurs.
Les Émirats arabes unis comme nouveau partenaire commercial
Le second texte promulgué concerne l’Accord de partenariat économique global avec les Émirats arabes unis. Il doit renforcer les échanges commerciaux entre les deux pays, favoriser les investissements et offrir de nouveaux débouchés aux produits congolais sur le marché émirati, dans le cadre de la stratégie de diversification des partenaires commerciaux de la RDC.
Une réforme juridique qui se poursuit
Le ministère du Commerce extérieur, Julien Paluku annonce également la poursuite de la modernisation de son arsenal juridique avec l’élaboration d’un nouveau Code du commerce.
Ce texte remplacera la législation en vigueur depuis 1973 afin d’intégrer les règles contemporaines du commerce international, notamment celles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), ainsi que les nouveaux standards encadrant les échanges internationaux.
En quelques semaines, la RDC a a accéléré plusieurs étapes successives : signature de l’Accord international sur le cacao à Abidjan, adoption parlementaire, puis promulgation présidentielle.
Cette séquence traduit une volonté de faire du commerce extérieur un levier de diversification économique.
L’objectif d’un million de tonnes de cacao illustre cette stratégie, qui vise à donner davantage de poids aux exportations agricoles aux côtés du secteur minier.
L’accord avec les Émirats arabes unis élargit, quant à lui, les perspectives d’accès aux marchés internationaux, tandis que la réforme du Code du commerce entend offrir un environnement juridique plus adapté aux exigences actuelles des investisseurs et du commerce mondial.
DecryptEco
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