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RDC : l’IFC accompagne le gouvernement dans la mise en place de la Bourse de Kinshasa

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  • Le gouvernement congolais et l’IFC ont signé à Kinshasa un accord de coopération destiné à accompagner la création de la future Bourse de Kinshasa, dont le projet de loi est actuellement examiné par le Sénat.

  • L’initiative vise à renforcer les sources de financement de l’économie, à élargir les opportunités d’investissement et à soutenir le développement d’un marché des capitaux national.

Le 19 juin à Kinshasa, le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, et le représentant résident de la Société financière internationale (IFC) en RDC, Malick Fall, ont signé un accord de coopération destiné à accompagner le développement de la future Bourse de Kinshasa. Cette initiative s’inscrit dans les efforts engagés pour moderniser l’architecture financière du pays et diversifier les mécanismes de financement de l’économie.

Dans un contexte où les besoins d’investissement demeurent importants, les autorités congolaises misent sur le développement d’un marché des capitaux capable de mobiliser davantage de ressources en faveur du secteur privé et des projets de développement.

L’accord conclu avec l’IFC prévoit un accompagnement technique dans plusieurs domaines stratégiques. Il porte notamment sur l’élaboration du cadre réglementaire, la mise en place des infrastructures de marché, le renforcement des capacités des acteurs financiers ainsi que l’élargissement de la base d’investisseurs.

L’objectif est de créer progressivement les conditions nécessaires à l’émergence d’un marché financier crédible, transparent et attractif.

Lors de la cérémonie de signature, Doudou Fwamba a souligné que la création d’une Bourse constitue un instrument important pour soutenir la transformation économique du pays et élargir les possibilités de financement offertes aux entreprises congolaises.

De son côté, Malick Fall a réaffirmé l’engagement de l’IFC à accompagner la RDC dans la construction d’un marché financier répondant aux standards internationaux et capable de soutenir le développement du secteur privé.

Un complément au financement bancaire

Aujourd’hui, le financement de l’économie congolaise repose principalement sur le système bancaire. Or, les banques commerciales financent généralement des besoins de court ou moyen terme, tandis que de nombreux investissements productifs nécessitent des ressources mobilisables sur des horizons plus longs.

Le futur marché des capitaux devrait permettre aux entreprises congolaises de lever des fonds à travers l’émission d’actions ou d’obligations.

Pour les sociétés en croissance, cette option pourrait offrir une source de financement complémentaire au crédit bancaire et faciliter la réalisation de projets nécessitant des investissements importants.

La signature de cet accord coïncide avec l’examen au Sénat du projet de loi portant création de la Bourse de Kinshasa.

Déjà adopté par l’Assemblée nationale, le texte ouvrirait la voie à la création de la première place boursière moderne de la République démocratique du Congo.

Mobiliser l’épargne nationale

Au-delà du financement des entreprises, les experts estiment que le développement d’un marché financier national pourrait contribuer à mieux orienter l’épargne vers l’investissement productif.

À terme, les ménages, les compagnies d’assurance, les fonds de pension, les investisseurs institutionnels ainsi que la diaspora congolaise pourraient accéder à de nouveaux instruments de placement liés à l’économie nationale.

Dans plusieurs économies africaines, les marchés des capitaux jouent déjà un rôle important dans le financement du secteur privé.

Des places financières comme la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières, la Bourse de Casablanca ou encore le Nairobi Securities Exchange permettent aux entreprises de mobiliser des ressources de long terme tout en offrant aux investisseurs davantage d’opportunités de diversification.

Pour la RDC, le chantier reste néanmoins ambitieux. La réussite d’un marché des capitaux dépendra notamment de la qualité du cadre réglementaire, de la transparence financière des entreprises, de la protection des investisseurs, de la crédibilité des institutions de supervision ainsi que de la capacité à attirer un nombre suffisant d’émetteurs et d’investisseurs.

Forte de son expérience dans plusieurs marchés émergents, l’IFC entend mettre son expertise au service de ce projet.

DecryptEco

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