- Le gouvernement congolais a présenté le projet « Kinshasa La Belle », une initiative destinée à moderniser la gestion des déchets et améliorer durablement l’assainissement de la capitale congolaise.
- Financé à hauteur de 250 millions USD par la Banque mondiale pour sa première phase, le programme prévoit notamment la création d’emplois pour les jeunes ainsi que le renforcement des infrastructures urbaines liées à la salubrité.
Le gouvernement congolais veut désormais faire de l’insalubrité urbaine une priorité économique et sociale. Lors du Conseil des ministres du vendredi 22 mai 2026, le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, a présenté le projet « Kinshasa La Belle », conçu pour accompagner la transformation environnementale de la capitale congolaise.
Porté par le ministère des Finances au nom du gouvernement central, ce programme vise principalement l’assainissement de la ville, la gestion durable des déchets ainsi que l’amélioration du cadre de vie des habitants de Kinshasa, confrontés depuis plusieurs années à une dégradation croissante des infrastructures urbaines et des services de collecte.
Selon les informations présentées au Conseil des ministres, la première phase du projet bénéficiera d’un financement de 250 millions de dollars américains avec l’appui du Groupe de la Banque mondiale. Les autorités congolaises ambitionnent également de créer des emplois, notamment pour les jeunes, à travers les activités liées à la collecte, au traitement et à la valorisation des déchets.
Au-delà de l’aspect environnemental, plusieurs experts considèrent ce programme comme un test important pour la gouvernance urbaine à Kinshasa. Pour eux, la réussite du projet dépendra moins de l’annonce financière que de la capacité des autorités à structurer une chaîne durable de gestion des déchets, à coordonner les communes et à garantir la transparence dans l’exécution des fonds mobilisés.
Des analystes urbains rappellent également que l’insalubrité représente aujourd’hui un coût économique important pour Kinshasa, notamment à travers les inondations, les risques sanitaires, la dégradation des routes et la baisse de productivité dans plusieurs zones de la capitale. Dans cette logique, « Kinshasa La Belle » pourrait progressivement devenir un levier de modernisation urbaine si les investissements annoncés se traduisent concrètement sur le terrain.
DecryptEco
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