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Riposte contre Ebola : les entreprises minières appelées à renforcer immédiatement les mesures sanitaires dans les zones à risque

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  • Le ministère des Mines demande aux entreprises minières, coopératives et communautés riveraines d’appliquer strictement les mesures de prévention contre Ebola dans plusieurs zones minières de l’Ituri et du Nord-Kivu.
  • Les autorités sanitaires recensent désormais 64 cas confirmés, 6 décès confirmés et plus de 1.261 contacts suivis dans le cadre de la 17ᵉ épidémie d’Ebola enregistrée en RDC depuis 1976.

Le gouvernement congolais intensifie la vigilance sanitaire autour des zones minières touchées par la 17ᵉ épidémie de la maladie à virus Ebola. Dans une note de communication officielle publiée le 22 mai 2026, le ministère des Mines appelle l’ensemble des acteurs du secteur extractif à renforcer immédiatement les dispositifs de prévention et de riposte afin d’éviter une propagation plus large de l’épidémie.

« Des mesures immédiates, coordonnées et multisectorielles sont mises en œuvre par le Gouvernement », souligne le communiqué signé par le ministre national des Mines, Louis Kabamba Watum, qui précise également que le ministère « s’aligne » sur les orientations techniques du ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale.

Les zones minières de Mongbwalu, Rwampara, Bunia, Nyankunde et Bambu, en Ituri, figurent parmi les principales zones concernées. Au Nord-Kivu, des cas ont également été signalés à Goma, Katwa et Butembo.

Les dernières données épidémiologiques publiées au 20 mai 2026 montrent une progression encore active de la surveillance sanitaire.

À ce jour, la RDC compte désormais 64 cas confirmés, dont 60 en Ituri et 4 au Nord-Kivu, ainsi que 6 décès confirmés. Les autorités sanitaires recensent également 671 cas suspects cumulés et 1.261 contacts déjà identifiés dans les zones affectées.

Les chiffres traduisent surtout une forte concentration des contaminations dans certaines zones minières stratégiques.

À elle seule, la zone de santé de Rwampara totalise 24 cas confirmés et 621 contacts suivis, soit près de la moitié des contacts actuellement sous surveillance dans le pays. Mongbwalu enregistre 317 cas suspects et 80 décès suspects, tandis que Bunia compte déjà 11 cas confirmés.

Dans son communiqué, le ministère des Mines rappelle aux entreprises minières « la nécessité d’observer strictement ces mesures de riposte contre la Maladie à Virus Ebola » et insiste sur l’actualisation des plans internes de gestion des urgences sanitaires conformément au règlement minier.

Les autorités sanitaires signalent par ailleurs 13 nouveaux cas confirmés détectés le 20 mai, dont 12 en Ituri et 1 au Nord-Kivu. Aucun nouveau décès confirmé n’a été enregistré sur cette journée, mais 414 nouveaux contacts ont été ajoutés au dispositif de surveillance épidémiologique.

Pour plusieurs experts en économie de la santé et du secteur extractif, cette communication vise autant à protéger les populations qu’à préserver la stabilité économique des bassins miniers.

L’Ituri demeure une zone importante pour l’exploitation artisanale de l’or et les mouvements permanents de travailleurs augmentent mécaniquement les risques de propagation du virus.

Des analystes estiment également que l’enjeu devient désormais logistique et économique.

Plus le nombre de contacts augmente, plus les coûts de surveillance, d’isolement, d’analyses de laboratoire et de mobilisation des équipes sanitaires progressent.

À ce stade, les laboratoires ont déjà reçu 218 échantillons, dont 134 analysés, avec 64 résultats positifs confirmés.

Pour les spécialistes, la capacité du gouvernement à maintenir simultanément la continuité des activités minières et le contrôle sanitaire de terrain sera déterminante afin d’éviter qu’une crise épidémiologique ne se transforme progressivement en choc économique local dans plusieurs zones productives de l’Est du pays.

DecryptEco

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