Le président Félix Tshisekedi a mis en avant plusieurs indicateurs macroéconomiques pour défendre l’évolution de l’économie congolaise et répondre aux préoccupations liées à la redistribution de la richesse en République démocratique du Congo.
Le Chef de l’État s’ est exprimé en ces termes le mercredi 06 mai 2026 à Kinshasa, lors d’une conférence de presse organisée à la Cité de l’Union africaine.
Pour illustrer les transformations engagées, Félix Tshisekedi a évoqué l’évolution de plusieurs indicateurs clés. Il a notamment indiqué que le budget national, qui tournait autour de 300 millions de dollars dans les années 1960, atteint aujourd’hui près de 22 milliards de dollars. Le Président Tshisekedi a également souligné que l’inflation se situe autour de 3 %, tandis que les réserves internationales sont passées de 800 millions à près de 7 milliards de dollars.
Le Chef de l’État a toutefois rappelé que le contexte sécuritaire continue de peser fortement sur les finances publiques. Selon lui, près de 30 % du budget national est actuellement consacré à l’effort de guerre.
Dans son intervention, Félix Tshisekedi a également insisté sur les investissements jugés prioritaires pour soutenir l’économie. Il a cité les infrastructures, l’agriculture, l’énergie, les hôpitaux ainsi que les projets de transformation locale, présentés comme des leviers capables de stimuler l’activité économique et de créer des emplois pour la jeunesse.
Sur le plan énergétique, le Président a mis en avant l’évolution du taux d’électrification, passé de 9 % à 22 %, estimant que l’accès à l’électricité reste indispensable pour accélérer l’industrialisation et soutenir les activités productives.
D’après plusieurs économistes, les indicateurs avancés reflètent une consolidation progressive de certains fondamentaux macroéconomiques, notamment la stabilité monétaire, l’amélioration des réserves de change et la montée en puissance des capacités budgétaires de l’État.
Le maintien d’une inflation relativement contenue est perçu comme un facteur important pour préserver le pouvoir d’achat et renforcer la confiance économique.
Cependant, de nombreux analystes soulignent que l’enjeu principal demeure la capacité à transformer ces avancées macroéconomiques en effets visibles pour la population. La progression des agrégats financiers et des recettes publiques ne produit pas automatiquement une amélioration immédiate des conditions de vie, particulièrement dans un contexte marqué par les défis sécuritaires, énergétiques et sociaux.
Pour les spécialistes du développement, la prochaine étape consistera surtout à convertir cette stabilité économique en croissance créatrice d’emplois. Cela passe notamment par l’accélération des investissements dans les infrastructures, l’énergie, l’agriculture et les chaînes de transformation locale, considérées comme essentielles pour élargir durablement la base productive de l’économie congolaise.
DecryptEco
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