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RDC : DRC Gold Trading envisage l’ouverture d’un comptoir d’achat d’or artisanal à Kamituga

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  • DRC Gold Trading SA étudie l’ouverture d’un comptoir d’achat d’or artisanal à Kamituga, au Sud-Kivu, pour renforcer la traçabilité et lutter contre la fraude minière.

  • L’entreprise ambitionne de commercialiser entre 15 et 18 tonnes d’or en 2026, pour une valeur estimée à 2 milliards USD, avant de viser 50 tonnes par an d’ici 2030.

La société publique DRC Gold Trading SA envisage d’étendre son réseau de commercialisation de l’or artisanal à Kamituga, dans le territoire de Mwenga, au Sud-Kivu, afin de renforcer la traçabilité de la production aurifère et de limiter les circuits clandestins d’écoulement des minerais.

Cette perspective fait suite à une démarche du député national Trésor Lutala Mutiki, élu de Mwenga, reçu par le Directeur général de l’entreprise, Me Joseph Maombi Kazibaziba.

Au cours de leurs échanges, le parlementaire a plaidé pour l’implantation d’un point d’achat officiel à Kamituga, important bassin d’exploitation aurifère dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC).

Selon la communication de DRC Gold Trading SA, cette demande répond aux préoccupations des opérateurs miniers locaux, confrontés aux difficultés de commercialisation de leur production dans des circuits réglementés.

En réaction, le Directeur général a instruit les services compétents d’examiner les conditions sécuritaires, logistiques et opérationnelles nécessaires à l’installation éventuelle de cette nouvelle représentation.

L’initiative intervient dans un contexte marqué par la persistance de la fraude minière et des circuits informels de commercialisation de l’or dans l’Est du pays.

Dans une correspondance datée du 27 octobre 2026, le député Trésor Lutala Mutiki avait notamment alerté sur les difficultés de traçabilité des minerais produits dans le territoire de Mwenga et sur les risques associés à leur acheminement vers des zones échappant au contrôle des autorités.

Pour DRC Gold Trading SA, l’installation d’un comptoir à Kamituga permettrait de rapprocher les acheteurs officiels des exploitants artisanaux, tout en améliorant l’identification de l’origine de l’or et le suivi des transactions commerciales.

Ce mécanisme consiste à intégrer les quantités achetées dans une chaîne d’approvisionnement documentée, depuis les sites d’extraction jusqu’à leur commercialisation, avec des opérations financières traçables.

L’entreprise publique, anciennement dénommée Primera Gold DRC SA, assure notamment l’achat, la commercialisation et l’exportation de l’or issu de l’exploitation artisanale et à petite échelle.

Sa stratégie repose sur l’élargissement des circuits légaux de vente et la réduction des possibilités de financement des groupes armés à travers le commerce illicite des ressources minières.

Cette politique d’expansion s’appuie sur un réseau de représentations déployées dans plusieurs villes, notamment Kindu, Kalemie, Kisangani, Bunia, Isiro, Durba, Buta, Beni, Butembo, Lubumbashi, Kolwezi, Kananga et Luiza.

Toutefois, l’efficacité d’un nouveau comptoir à Kamituga nécessitera des conditions d’achat compétitives, des moyens de paiement accessibles et une sécurisation suffisante des circuits d’approvisionnement pour attirer durablement les producteurs vers le marché officiel.

Sur le plan des performances, DRC Gold Trading SA avait annoncé avoir exporté environ 10 tonnes d’or artisanal en trois ans, correspondant à plus de 1,5 milliard USD de devises rapatriées par les circuits officiels.

Pour l’exercice 2026, l’entreprise ambitionne de porter ses exportations entre 15 et 18 tonnes d’or artisanal, avec des recettes commerciales attendues d’environ 2 milliards USD.

Cet objectif annuel représente entre 4,5 et 5,4 fois la moyenne des volumes exportés durant ses trois premières années d’activité.

Dans son plan stratégique 2025-2030, DRC Gold Trading SA affiche une ambition plus importante : capter et commercialiser 50 tonnes d’or par an à l’horizon 2030, avec une valorisation économique envisagée à plus de 8 milliards USD.

L’extension de son réseau dans les bassins aurifères, notamment à Kamituga, pourrait contribuer à la réalisation de ces objectifs, à condition de renforcer les capacités de collecte, la sécurisation des transactions et la traçabilité de l’or commercialisé.

DécryptEco | RDC & Afrique

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