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Le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, annonce l’ouverture de nouvelles zones d’exploitation artisanale dans le Lualaba.
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Cette mesure vise à organiser l’activité des creuseurs, améliorer leurs conditions de travail et renforcer la lutte contre l’exploitation minière informelle.
Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) entend renforcer l’organisation de l’exploitation minière artisanale dans la province du Lualaba, à travers la création de nouvelles zones réservées aux creuseurs.
Cette annonce a été faite, le mercredi 28 octobre 2026, par le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, lors d’une séance de travail avec les représentants des coopératives minières de cette province, considérée comme l’un des principaux pôles de production de cuivre et de cobalt du pays.
La rencontre s’est tenue en présence de la ministre de l’Environnement, de la Gouverneure du Lualaba, Fifi Masuka Saini, du président de la Commission interservices chargée de l’assainissement du secteur minier, ainsi que du Directeur général de l’Entreprise générale du cobalt (EGC), Éric Kalala.

Selon le ministère des Mines, les discussions ont principalement porté sur l’assainissement du secteur, l’encadrement des exploitants artisanaux et la viabilisation des zones d’exploitation artisanale (ZEA).
Ces espaces, prévus par la législation minière congolaise, sont destinés à accueillir les activités d’extraction artisanale dans un cadre légal et organisé.
Leur aménagement doit notamment permettre aux coopératives d’exercer leurs activités dans des conditions de sécurité améliorées, tout en facilitant le contrôle des opérations par les services compétents.
À ce sujet, Louis Watum Kabamba a annoncé la mise à disposition de nouvelles zones d’exploitation artisanale, sans toutefois préciser leur nombre, leur localisation ni le calendrier de leur ouverture.
Cette orientation intervient dans un contexte marqué par des difficultés persistantes d’accès aux sites miniers pour les exploitants artisanaux, ainsi que par des tensions liées à la cohabitation entre l’exploitation industrielle et les activités des creuseurs.
Selon une étude publiée le 25 septembre 2026 par l’International Peace Information Service (IPIS) et l’Initiative bonne gouvernance et droits humains (IBGDH), au moins 109 000 personnes exerçaient des activités d’extraction artisanale du cuivre et du cobalt sur les 51 sites étudiés dans le Lualaba en 2025, dont 47 étaient actifs.
Les chercheurs soulignent que l’insuffisance de zones d’exploitation artisanale viables pousse de nombreux creuseurs à travailler sur des concessions industrielles, souvent dans des conditions précaires.
La présence d’Éric Kalala, Directeur général de l’EGC, s’inscrit également dans les efforts de formalisation de la filière artisanale du cobalt.

Cette entreprise publique intervient notamment dans l’organisation de la commercialisation du cobalt artisanal et la promotion de chaînes d’approvisionnement responsables, fondées sur la traçabilité des minerais.
De leur côté, les représentants des coopératives minières ont accueilli favorablement cette initiative, estimant que le dialogue avec les autorités pourrait contribuer à résoudre plusieurs difficultés rencontrées sur les sites d’exploitation.
Pour les pouvoirs publics, la création de nouvelles ZEA constitue ainsi une réponse aux préoccupations des creuseurs, avec pour objectif de concilier formalisation de l’activité artisanale, sécurité des exploitants et meilleure gouvernance des ressources minières.
DécryptEco | RDC & Afrique
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