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Le gouvernement congolais finalise trois réformes destinées à moderniser le cadre des investissements et à améliorer le climat des affaires.
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Ces réformes, attendues d’ici fin 2026, visent à renforcer l’attractivité économique du pays et à soutenir le développement du secteur privé.
Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) poursuit la modernisation de son cadre réglementaire des investissements, avec l’objectif de renforcer l’attractivité économique du pays et d’améliorer les conditions d’exercice des activités commerciales.
Le ministre d’État chargé du Plan et de la Coordination de l’Aide au développement, Guylain Nyembo, a reçu, le mardi 27 octobre 2026, à Kinshasa, une délégation de l’Agence nationale pour la promotion des investissements (ANAPI), conduite par son Directeur général adjoint, Évariste Katshienda.
Cette rencontre a permis d’examiner les versions consolidées de trois documents stratégiques, à savoir l’avant-projet de Code des investissements, la Politique nationale des investissements (PNI) et la Politique nationale du climat des affaires (PNCA).
Selon le ministère du Plan, ces documents intègrent les orientations du ministre d’État ainsi que les contributions des administrations publiques, de la Fédération des entreprises du Congo (FEC) et des partenaires extérieurs.
Les trois réformes poursuivent des objectifs complémentaires. La révision du Code des investissements vise à moderniser le dispositif juridique en vigueur depuis 2002, tandis que la PNI doit définir les orientations nationales en matière d’investissement.
La PNCA, quant à elle, entend améliorer l’environnement des entreprises, particulièrement en matière de procédures administratives et de sécurité juridique.
Les textes devront être soumis aux instances compétentes, notamment à l’ECOFIRE, au Conseil des ministres et, suivant les procédures applicables, au Parlement. Leur finalisation est attendue avant la fin de l’année 2026.
Pour rappel, les travaux consacrés à ces trois réformes avaient été officiellement lancés le 11 novembre 2025, à Kinshasa, après des consultations menées dans huit provinces.
Sur le plan statistique, la RDC occupait le 183ᵉ rang sur 190 économies, avec un score de 36,2 sur 100, dans le dernier classement Doing Business 2020 de la Banque mondiale, abandonné en 2021.
Une évaluation infranationale Business Ready (B-READY), publiée en avril 2026 par la même institution, révèle que la création d’entreprise nécessite entre 41 et 117 jours dans les quatre villes étudiées : Kinshasa, Matadi, Kananga et Kisangani.
L’obtention d’un permis de construire prend entre 42 et 150 jours, contre 49 à 84 jours pour un transfert de propriété.
Ces indicateurs illustrent les contraintes administratives persistantes et placent la simplification des procédures, la réduction des délais et la sécurité des investissements au centre des réformes engagées par le gouvernement.
DécryptEco | RDC & Afrique
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