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Kadoo Securities, société tanzanienne active dans le courtage, le conseil en investissement et la gestion de fonds, examine les possibilités d’étendre ses activités en RDC après des échanges avec l’ANAPI.
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Son intérêt intervient au moment où Kinshasa vient de se doter d’une loi sur les marchés boursiers et vise les premières cotations à la future Kinshasa Stock Exchange entre juin et décembre 2027.
Le marché financier congolais commence à attirer des acteurs déjà présents sur les places boursières de la région. Kadoo Securities Company Limited, société tanzanienne de services financiers, explore les possibilités d’une implantation en République démocratique du Congo.
Une délégation de l’entreprise, accompagnée par l’ambassadeur de Tanzanie en RDC, a échangé avec la Directrice générale de l’Agence nationale pour la promotion des investissements (ANAPI), Rachel Pungu Luamba.
Les discussions ont porté sur une éventuelle expansion dans le courtage, le conseil en investissement et la gestion de fonds.
Kadoo arrive avec un profil directement lié aux marchés de capitaux. L’entreprise figure parmi les membres de négociation de la Dar es Salaam Stock Exchange.
Elle propose également des services sur les actions et obligations, la gestion de fonds et le conseil en investissement.

Ce positionnement donne une autre portée à ses démarches à Kinshasa. La RDC vient de promulguer la loi n°26/034 du 20 août 2026 relative aux marchés boursiers, publiée au Journal officiel le 2 septembre.
Le pays prépare désormais la Kinshasa Stock Exchange, avec un objectif de premières cotations et transactions entre juin et décembre 2027.
Le régulateur, le dépositaire central, les banques de règlement et les infrastructures de cotation doivent encore être opérationnalisés.
L’intérêt de Kadoo intervient donc avant l’ouverture effective du marché. Cette séquence peut permettre à des intermédiaires financiers régionaux de se positionner tôt dans un écosystème encore en construction.
Une implantation ne signifie toutefois ni agrément automatique ni démarrage immédiat du courtage boursier en RDC.
L’exercice de telles activités devra respecter le cadre réglementaire congolais et les autorisations applicables.
Le besoin de nouveaux canaux de financement est réel. Le FMI décrit encore le système financier congolais comme peu profond et fortement dominé par les banques.
Dans son analyse publiée en 2026, l’institution rappelle que les banques représentaient 97 % des actifs du système financier sur les données disponibles de 2021. Sur le marché des titres publics, elles constituaient encore environ 99 % de la base d’investisseurs à fin 2024.
La conséquence est importante pour les entreprises. Un marché des capitaux plus développé peut leur offrir des instruments complémentaires au crédit bancaire : émission d’actions, obligations, gestion collective de l’épargne ou accompagnement dans la levée de capitaux.
Pour des sociétés comme Kadoo, le marché potentiel ne se limite donc pas à l’achat et à la vente de titres. Il peut aussi concerner la préparation des futurs émetteurs, le conseil financier et la structuration d’investissements.
Pour des experts en infrastructures de marchés financiers et en intégration des marchés de capitaux africains, l’intérêt d’un courtier déjà actif à Dar es Salaam prend surtout de la valeur s’il accompagne la construction d’une véritable base d’investisseurs et la circulation des capitaux entre la RDC et les marchés régionaux.
Pour des experts en financement des entreprises et en marchés de capitaux, le potentiel se situe davantage dans la capacité à transformer l’épargne disponible en ressources de moyen et long terme pour financer les entreprises congolaises.
Kadoo n’a, à ce stade, annoncé ni montant d’investissement ni calendrier d’implantation.
Mais sa démarche intervient au moment précis où la RDC cherche à passer d’un système financier presque exclusivement bancaire à un marché où entreprises et investisseurs pourront aussi se rencontrer autour de titres négociables.
DecryptEco | RDC & Afrique
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