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Le Conseil d’administration de l’APCSC est convoqué ce lundi 21 septembre pour examiner le dossier Ultimate Oil & Gas, après une demande d’informations adressée à l’Agence par l’Inspection générale des finances.
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Les vérifications portent notamment sur la validation du statut de sous-traitant de la société et sur la prise en charge associée à 100 000 m³ de produits pétroliers, soit 100 millions de litres.
Le Conseil d’administration de l’Agence de pilotage, de coordination et de suivi des conventions de collaboration (APCSC) se réunit en session extraordinaire ce lundi 21 septembre 2026 à Kinshasa. Au centre des échanges : le dossier Ultimate Oil & Gas, désormais examiné après une demande d’informations de l’Inspection générale des finances (IGF).
Cette réunion intervient dans le sillage d’une demande d’éclaircissements de l’IGF sur un dossier impliquant Ultimate Oil & Gas, notamment la validation de son statut de sous-traitant et la prise en charge de 100 000 m³ de produits pétroliers.
À ce stade, les correspondances du président du Conseil d’administration parlent d’un examen du dossier, sans évoquer explicitement un audit de la gestion du directeur général Freddy Yodi Shembo.
Dans une correspondance datée du 17 septembre, le président du Conseil d’administration, Claude Mamba Kabasu, indique que certains administrateurs ont appris par voie de presse l’existence des démarches de l’IGF. L’Inspection avait adressé à l’APCSC, le 9 septembre, une demande d’informations concernant le dossier d’exonérations lié à Ultimate Oil & Gas.
Le point central porte sur le statut attribué à cette société dans le cadre du projet routier Mbuji-Mayi–Nguba. Il s’agit notamment d’établir sur quelles pièces contractuelles et administratives Ultimate Oil & Gas a été reconnue comme sous-traitante et comment cette qualité a été associée à la prise en charge de 100 000 m³ de produits pétroliers.
Le chiffre peut prêter à confusion : il ne s’agit pas de 100 millions de dollars de carburant, mais de 100 millions de litres, correspondant à 100 000 mètres cubes. La question financière porte donc sur le traitement fiscal et douanier appliqué à ces volumes et sur leur rattachement effectif aux travaux concernés.
Le Conseil d’administration demande à la Direction générale de rassembler les correspondances, avis techniques, décrets de référence et autres pièces justificatives permettant de retracer la procédure. Il souhaite également harmoniser la communication de l’Agence face aux sollicitations administratives et médiatiques.
Le dossier touche directement au fonctionnement du régime accordé aux entreprises intervenant dans le Programme sino-congolais. Pour les spécialistes de la fiscalité des grands projets, la question essentielle n’est pas uniquement le volume de carburant concerné. Il faut pouvoir établir une chaîne documentaire cohérente entre le contrat de sous-traitance, l’entreprise bénéficiaire, les importations réalisées et leur affectation réelle au chantier.
C’est précisément cette traçabilité que l’examen du Conseil d’administration et les demandes de l’IGF doivent permettre d’établir. Sans rapprochement entre ces différentes pièces, il reste impossible de déterminer avec précision si les avantages accordés correspondaient effectivement aux opérations du projet routier.
DecryptEco | RDC & Afrique
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