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RDC-FMI : le gouvernement discute de la réforme des prix pétroliers et des subventions

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  • Le gouvernement congolais et le FMI évaluent les réformes des prix des carburants et la gestion des subventions pétrolières.

  • Le FMI salue les avancées enregistrées, dans un contexte de pressions sur les coûts d’approvisionnement.

Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) poursuit ses discussions avec le Fonds monétaire international (FMI) sur la réforme du secteur pétrolier, particulièrement la fixation des prix des carburants, le coût des subventions et la disponibilité des produits sur le marché national.

Le Vice-Premier ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, s’est entretenu, le mercredi 28 octobre 2026, par visioconférence, avec une délégation du FMI conduite par Calixte Ahokpossi.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la quatrième revue du programme économique et financier de la RDC soutenu par cette institution.

Les échanges ont principalement porté sur l’ajustement du prix moyen frontière fiscal (PMFF), l’évolution des subventions pétrolières en 2026 et l’exclusion des sociétés minières du mécanisme de subvention des carburants.

Les discussions ont également concerné les capacités de stockage et les mesures destinées à prévenir les ruptures d’approvisionnement.

Au centre de cette réforme figurent les pertes et manques à gagner (PMAG), correspondant notamment aux écarts financiers supportés par les distributeurs lorsque les prix réglementés ne couvrent pas les coûts reconnus.

L’importance financière de cette question reste considérable. Au deuxième trimestre 2026, le Comité de suivi des prix des produits pétroliers (CSPPP) a certifié 146,7 millions USD de pertes et manques à gagner, pour l’ensemble des quatre zones d’approvisionnement du pays.

Lors des échanges, Daniel Mukoko Samba a présenté l’évolution de ces charges et les mesures prises pour sécuriser les livraisons.

Le gouvernement envisage notamment un mécanisme d’approvisionnement direct auprès de la raffinerie nigériane Dangote, avec l’implication de la Société congolaise des industries de raffinage (SOCIR).

Au terme de la séance, Calixte Ahokpossi, chef de mission du FMI, a salué les progrès accomplis dans la réforme de la structure des prix des produits pétroliers.

Pour les experts du secteur, cette réforme soulève une équation économique délicate : réduire le poids des subventions sur les finances publiques sans provoquer une forte augmentation des prix à la pompe ni fragiliser les opérateurs pétroliers.

La transparence dans le calcul des compensations, la maîtrise des coûts d’importation et la régularité de l’approvisionnement constituent ainsi trois paramètres essentiels pour concilier stabilité des prix et soutenabilité budgétaire.

DécryptEco | RDC & Afrique

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