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Le Forum économique RDC–Royaume-Uni, prévu du 2 au 4 novembre 2026 à Londres, veut rapprocher investisseurs britanniques et entreprises congolaises. L’ARSP entend s’assurer qu’une partie des marchés générés reste dans l’économie nationale.
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Les ambitions partent toutefois d’une base réduite : les échanges bilatéraux n’ont atteint que 145 millions de livres sterling sur les douze mois achevés en mars 2026, tandis que le stock d’investissements directs britanniques en RDC était limité à 2 millions de livres fin 2024.
La République démocratique du Congo prépare son offensive économique vers Londres. Lors du pré-lancement du Forum économique RDC–Royaume-Uni, le mardi 8 septembre au Fleuve Congo Hôtel à Kinshasa, l’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP) a affiché une priorité : transformer les futurs investissements britanniques en marchés accessibles aux entreprises congolaises.

Représentée par son Directeur général adjoint, Ramazani Mwarabu, l’institution rejoint ainsi les préparatifs du Forum prévu du 2 au 4 novembre 2026 à Londres.
Le gouvernement veut y présenter des projets aux investisseurs britanniques et pousser les opérateurs congolais, notamment les jeunes et les femmes entrepreneurs, à rechercher des partenariats.
Le potentiel de rattrapage est considérable. Sur les douze mois terminés en mars 2026, les échanges de biens et services entre les deux pays se sont établis à 145 millions de livres, en baisse de 21,2 %.
Le Royaume-Uni a exporté pour 105 millions de livres vers la RDC et n’en a importé que 40 millions. Plus révélateur encore, ses importations de biens congolais étaient inférieures à 500 000 livres. La RDC ne représentait ainsi que moins de 0,1 % du commerce britannique.

Ce faible flux contraste avec les facilités commerciales disponibles. Dans le cadre du Developing Countries Trading Scheme britannique, la RDC bénéficie du régime le plus favorable, avec des droits de douane ramenés à zéro sur 99,8 % des produits, hors armes et munitions. Ce qui revient à dire, l’accès préférentiel au marché existe déjà ; le défi reste de produire, transformer et exporter suffisamment depuis la RDC.
La relation bilatérale reste aussi fortement portée par l’aide et le financement du développement. En mars 2026, Londres a annoncé plus de 13 millions de livres pour l’assistance et la protection des populations, parallèlement à un prêt de 25 millions USD de British International Investment à Rawbank destiné notamment au financement des PME et des entreprises hors secteur minier.
Début septembre, le Royaume-Uni a également porté à 78 millions de livres son soutien à la riposte contre Ebola.
C’est ici que l’ARSP cherche à occuper une place charnière. Elle ne fournit pas les capitaux, mais doit faire en sorte que leur arrivée génère davantage de contrats, d’emplois et de compétences locales.
La loi de 2017 lui confie déjà la régulation de la sous-traitance, tandis que la nouvelle législation sur le contenu local renforce la priorité accordée aux entreprises congolaises.
L’institution veut également rassurer les investisseurs : le contenu local n’est pas présenté comme une taxation supplémentaire et des dérogations restent possibles lorsqu’une expertise locale n’est pas disponible.
L’équation du Forum de Londres devient alors très concrète : attirer davantage de capitaux britanniques, mais surtout empêcher que l’investissement ne fonctionne en circuit fermé.
Pour l’ARSP, il s’agit de connecter les grandes entreprises étrangères à un tissu congolais capable de fournir des biens, des services et progressivement davantage de valeur transformée localement.
DecryptEco
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