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Le gouvernement congolais va accélérer la mise à la retraite de plus de 314 000 agents publics ayant atteint ou dépassé l’âge statutaire, a annoncé le ministère de la Fonction publique le 5 septembre 2026. Plus de 21 000 départs ont déjà été réalisés.
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Le financement reste l’un des paramètres clés : en juillet 2025, le gouvernement avait proposé un plan décennal prévoyant notamment 20 milliards CDF par mois pour financer les départs, soit 240 milliards CDF sur douze mois à rythme constant.
Le gouvernement de la République démocratique du Congo va accélérer la mise à la retraite des agents publics ayant atteint ou dépassé l’âge statutaire. Dans une publication diffusée le 5 septembre 2026, le ministère de la Fonction publique indique que plus de 314 000 agents sont concernés et que plus de 21 000 départs ont déjà été réalisés. La mesure est présentée comme une instruction du président Félix Tshisekedi destinée à relancer le renouvellement des effectifs de l’administration.
Le volume annoncé confirme l’ampleur d’un dossier déjà identifié par le gouvernement. Lors du Conseil des ministres du 11 juillet 2025, la Fonction publique évaluait déjà à plus de 314 000, tous régimes confondus, le nombre d’agents éligibles à la retraite. Le même document rappelait qu’environ 11 000 départs avaient été exécutés en 2022, avant un ralentissement du processus en 2023 et 2024. La donnée publiée en septembre 2026 montre que le nombre cumulé de départs dépasse désormais 21 000, sans toutefois préciser leur ventilation par année, ministère ou province.
Pour les agents de carrière des services publics de l’État, la loi n°16/013 du 15 juillet 2016 prévoit notamment l’admission à la retraite à 65 ans ou après 35 années de carrière. Le problème n’est donc pas seulement administratif : chaque départ suppose la liquidation des droits, le basculement vers le régime de pension et une gestion coordonnée du fichier de paie afin d’éviter qu’un agent soit retiré de la rémunération avant d’avoir perçu les avantages qui lui sont dus.
Le financement constitue le point central de l’accélération annoncée. En juillet 2025, le gouvernement avait proposé un plan décennal reposant sur deux mécanismes. Le premier prévoyait une affectation mensuelle de 20 milliards CDF à un sous-compte dédié ouvert à la Banque centrale du Congo, soit 240 milliards CDF sur douze mois si ce rythme est maintenu. Le second devait associer les banques payeuses à partir de 2026, celles-ci avançant les indemnités de retraite avant remboursement progressif par l’État. Les informations publiques consultées ne permettent pas encore d’établir dans quelle mesure ce second mécanisme est effectivement opérationnel.
L’enjeu touche aussi la masse salariale et la structure des effectifs publics. Les départs peuvent ouvrir des possibilités de promotion, réduire certaines anomalies du fichier de paie et permettre un renouvellement des compétences, mais ils ne signifient pas automatiquement autant de nouveaux recrutements. Le Conseil des ministres avait d’ailleurs demandé que les agents retraités ne soient pas remplacés dans leurs fonctions avant leur notification formelle et qu’ils restent sur le fichier de paie jusqu’au paiement des avantages auxquels ils ont légalement droit.
L’annonce du 5 septembre 2026 ne fixe ni le nombre de départs à exécuter en 2026 et 2027, ni le coût total des indemnités, ni le calendrier nécessaire pour traiter les plus de 314 000 agents concernés. Elle ne détaille pas non plus leur répartition entre régime général et régimes particuliers.
La vitesse réelle de la réforme se mesurera donc à quatre données : le nombre d’agents effectivement admis à la retraite chaque année, les montants payés au titre des droits de fin de carrière, la régularité des pensions versées et l’évolution du fichier de paie. Ces indicateurs permettront de distinguer l’accélération annoncée de son exécution budgétaire et administrative.
DecryptEco
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