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Le Vice-Premier ministre chargé du Budget, Adolphe Muzito, a lancé, mercredi 2 septembre 2026 à Kinshasa, les consultations sectorielles sur les enveloppes proposées dans l’avant-projet de loi de finances 2027. Plusieurs ministères demandent déjà une révision à la hausse de leurs crédits.
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Les discussions, qui se poursuivent jusqu’au 4 septembre, doivent permettre au Gouvernement d’arbitrer entre besoins sociaux, fonctionnement des administrations, investissements publics et capacité réelle de mobilisation des recettes.
Le Vice-Premier ministre chargé du Budget, Adolphe Muzito, a ouvert, le mercredi 2 septembre 2026 au Centre financier de Kinshasa, les consultations avec les ministères et institutions sur les crédits à inscrire dans l’avant-projet de loi de finances 2027.
L’exercice intervient après les travaux techniques organisés à Bibwa. Il permet désormais aux différents secteurs de confronter les enveloppes proposées par le Budget à leurs besoins réels, avant les arbitrages qui détermineront les priorités retenues par le Gouvernement.
Les secteurs sociaux figurent parmi les premiers à demander davantage de moyens.
La ministre des Affaires sociales, Action humanitaire et Solidarité nationale, Eve Bazaïba, réclame une allocation représentant 0,07 % du budget national, contre 0,05 % proposé actuellement. En proportion, sa demande représente une augmentation de 40 % de la part réservée à son secteur. Elle met en avant l’ampleur des besoins humanitaires, mais aussi un autre problème récurrent de la dépense publique : obtenir des crédits au budget ne garantit pas toujours leur décaissement effectif.
La même contrainte apparaît dans le secteur des personnes vivant avec handicap. Irène Esambo souhaite une amélioration des crédits destinés notamment aux deux établissements publics chargés de l’autonomisation et de l’accessibilité.
Le dossier comprend également 2 037 personnes vivant avec handicap déjà recrutées dans l’administration publique, mais dont la mécanisation reste attendue. La discussion budgétaire porte donc ici autant sur de nouvelles politiques que sur le financement d’engagements déjà pris par l’État.
L’Éducation nationale fait face à une équation comparable. Raïssa Malu a défendu une amélioration des conditions sociales des enseignants et du personnel administratif.
Dans un secteur fortement consommateur de crédits de rémunération, toute hausse doit cependant être conciliée avec les autres besoins, notamment le fonctionnement des écoles et les investissements éducatifs.
La Formation professionnelle, la Jeunesse, la Pêche et l’Élevage ainsi que l’Enseignement supérieur ont également sollicité une augmentation de leurs moyens.
L’Intégration régionale a, pour sa part, présenté les charges liées notamment aux responsabilités de la RDC au sein de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs.
Cette multiplication des demandes place le ministère du Budget devant une contrainte classique : l’addition des besoins sectoriels peut rapidement dépasser les ressources disponibles.
Les arbitrages devront donc distinguer les dépenses obligatoires, les priorités sociales et les programmes susceptibles de produire un effet économique plus large.
La question des recettes accompagne déjà cette réflexion. Dans le secteur des Transports, le secrétaire général Pierrot Nke a notamment évoqué la digitalisation, les investissements et l’amélioration de la collecte des ressources propres. L’objectif est de réduire l’écart entre les besoins exprimés et les capacités de financement du secteur.
Les consultations constituent ainsi le prolongement politique et sectoriel du travail technique réalisé auparavant à Bibwa. Cette première étape avait permis de préparer les propositions budgétaires ; la séquence actuelle mesure leur compatibilité avec les priorités des ministères.
Les premiers chiffres donnent déjà une indication sur la pression qui s’exerce sur le futur budget. Aux Affaires sociales, par exemple, le passage demandé de 0,05 % à 0,07 % peut paraître limité en valeur relative, mais correspond à une hausse de 40 % de l’enveloppe sectorielle.
Dans le même temps, 2 037 recrutements restent à financer dans le secteur du handicap, tandis que l’Éducation réclame de nouvelles améliorations salariales.
Le défi du budget 2027 sera donc moins d’additionner les revendications que de les hiérarchiser, tout en sécurisant les recettes qui devront effectivement les financer.
Par ailleurs, les consultations conduites par Adolphe Muzito se poursuivent jusqu’au vendredi 4 septembre, renseigne le gouvernement
DecryptEco
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