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Le Gouvernement congolais doit définir un mécanisme permanent pour financer et accompagner la Campagne de solidarité nationale. Plus de 15 millions de personnes sont présentées comme étant en situation de forte vulnérabilité à travers le pays.
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Les conflits et déplacements représentent 60 % des situations de vulnérabilité identifiées, contre 25 % pour les épidémies et 15 % pour les catastrophes liées au climat. La campagne doit mobiliser les citoyens, les entreprises, les institutions et la diaspora.
Le Gouvernement congolais est appelé à renforcer son implication dans la Campagne de solidarité nationale, lancée officiellement le 27 août 2026 à Kinshasa par le Président Félix Tshisekedi.
La question a été examinée dès le lendemain, le vendredi 28 août 226, lors de la 97e réunion du Conseil des ministres. Le Chef de l’État, Félix Tshisekedi a demandé à l’Exécutif de définir rapidement un mécanisme d’appui financier, matériel, logistique et institutionnel capable d’assurer la permanence de cette initiative.
Sous la coordination de la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, le Gouvernement devra notamment identifier les sources de financement, déterminer les modalités de contribution de l’État et mettre en place des dispositifs de contrôle, de traçabilité et de redevabilité.
L’objectif est de transformer une mobilisation ponctuelle face aux catastrophes en un mécanisme permanent de solidarité.
Plus de 15 millions de personnes concernées
Lors du lancement de la campagne, Félix Tshisekedi a évoqué plus de 15 millions de Congolais confrontés à une précarité sévère. Le dispositif doit notamment venir en aide aux déplacés internes, aux victimes de catastrophes, aux personnes vivant avec handicap, aux personnes âgées, aux orphelins et aux ménages en situation d’indigence.
Lors d’un briefing de presse tenu le 13 août avec le porte-parole du Gouvernement Patrick Muyaya, la ministre d’État aux Affaires sociales, Actions humanitaires et Solidarité nationale, Ève Bazaiba, avait détaillé l’origine des vulnérabilités recensées.
Les conflits et déplacements de population représentent 60 % des situations prises en compte. Les épidémies, parmi lesquelles le choléra, la Mpox et la rougeole, pèsent pour 25 %, tandis que les inondations, éboulements et autres aléas climatiques représentent les 15 % restants.
Le recul de l’aide extérieure accélère la recherche de ressources internes
Cette mobilisation intervient également dans un contexte de contraction des financements humanitaires.
Ève Bazaiba avait indiqué que les États-Unis représentaient environ 70 % des appuis humanitaires extérieurs reçus par la RDC, contre près de 15 % pour le Royaume-Uni.
Le recul de ces deux sources laisse ainsi, d’après les estimations présentées par le Gouvernement, un manque à gagner équivalant à environ 85 % de ces appuis traditionnels.
La campagne doit donc élargir les sources de financement à l’intérieur du pays. La Caisse de solidarité nationale est chargée de mobiliser les ressources financières. Les contributions pourront notamment être effectuées par virements bancaires et mobile money, tandis que les dons en nature seront gérés par les structures compétentes des Affaires sociales.
Félix Tshisekedi a toutefois insisté sur le fait que cette mobilisation citoyenne ne remplace pas les obligations de l’État. Le Gouvernement doit conserver la responsabilité première de l’assistance aux populations en détresse et apporter lui-même les moyens nécessaires au fonctionnement du dispositif.
Une crise qui dépasse les frontières
La pression humanitaire congolaise s’étend également aux pays voisins. Le HCR estime que plus de 1,2 million de réfugiés congolais vivent actuellement dans différents pays africains, dont près de la moitié en Ouganda. Depuis janvier 2026, plus de 16 400 nouveaux Congolais ont encore franchi les frontières pour chercher refuge dans les pays voisins.
Dans l’autre sens, la RDC accueille elle-même plus de 517 000 réfugiés et demandeurs d’asile, principalement originaires de la République centrafricaine, du Rwanda, du Burundi et du Soudan du Sud.
DecryptEco
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