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Arbitrage de recettes de l’avant-projet de budget 2027 : le gouvernement lorgne 300 milliards CDF via le crédit carbone

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  • Le gouvernement a ouvert, mardi 18 août 2026, les arbitrages consacrés aux prévisions de recettes de l’avant-projet de budget 2027. Cette étape doit permettre de déterminer, secteur par secteur, les ressources que l’État peut raisonnablement mobiliser l’année prochaine.

  • Le ministère de l’Environnement devra notamment générer 300 milliards de francs congolais grâce au crédit carbone. Les autres ministères générateurs de recettes sont également appelés à dépasser leurs assignations.

Le gouvernement congolais affine progressivement les ressources qui devront financer le budget de l’État en 2027. Dans cette optique, le vice-Premier ministre en charge du Budget, Adolphe Muzito, a ouvert, le mardi 18 Août 2026, les réunions d’arbitrage sur les prévisions de recettes, en recevant successivement les représentants des ministères des Mines, du Portefeuille, des Transports, de l’Environnement ainsi que des Postes et Télécommunications.

À ce stade de la préparation budgétaire, il ne s’agit plus seulement de recueillir les propositions des ministères. Le gouvernement examine leur capacité réelle à générer des recettes, confronte leurs estimations aux objectifs fixés et identifie les mesures susceptibles d’accroître les ressources publiques.

Ces arbitrages servent donc à rapprocher les ambitions de dépenses des moyens que l’État estime pouvoir mobiliser. Les montants retenus contribueront ensuite à déterminer l’équilibre général de l’avant-projet de loi de finances 2027.

Parmi les objectifs fixés, le ministère de l’Environnement, Développement durable et Économie du climat devra mobiliser 300 milliards CDF à travers le crédit carbone, conformément aux orientations du Président Félix Tshisekedi.

Le crédit carbone permet de donner une valeur économique à des réductions ou absorptions vérifiées d’émissions de gaz à effet de serre.

Pour la RDC, qui possède un important couvert forestier, l’enjeu consiste à convertir une partie de ce potentiel environnemental en ressources financières, dans un cadre qui exige notamment mesure, certification et traçabilité.

Les autres secteurs concernés ont également été invités à dépasser leurs assignations de recettes pour 2027.

Le gouvernement prévoit en outre que les missions de contrôle effectuées sur le terrain soient désormais financées par le Trésor public. Jusqu’ici, leur prise en charge relevait des administrations concernées.

Cette réforme doit permettre aux services de contrôle d’exercer leurs missions avec un financement directement inscrit dans les mécanismes publics.

Ces arbitrages interviennent après les conférences de performance et les conférences budgétaires organisées en amont pour examiner les programmes, besoins et prévisions des différentes administrations.

Ils s’ouvrent aussi dans un contexte marqué par l’ajustement du budget 2026. Le Président Félix Tshisekedi a récemment promulgué la loi de finances rectificative, qui ramène le budget du pouvoir central à 50 866,3 milliards CDF, contre 54 335,8 milliards initialement prévus.

Après cette correction de l’exercice en cours, le gouvernement cherche désormais à bâtir pour 2027 des prévisions de recettes plus solides avant de fixer définitivement le niveau des dépenses.

DecryptEco

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