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L’Afrique a capté 33,5 milliards USD d’investissements chinois au premier semestre 2026, soit plus des deux tiers des investissements réalisés dans le monde dans le cadre des Nouvelles routes de la soie.
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En ajoutant les contrats de construction, les engagements chinois sur le continent atteignent 46,99 milliards USD, confirmant la place centrale de l’Afrique dans la stratégie économique extérieure de Pékin.
Les investissements chinois réalisés en Afrique dans le cadre de l’initiative des Nouvelles routes de la soie ont atteint 33,5 milliards de dollars au premier semestre 2026. Ce montant représente une progression de 254 % par rapport aux six premiers mois de 2025.
Ces données sont tirées du rapport intitulé « China Belt and Road Initiative (BRI) Investment Report 2026 H1 », publié le dimanche 26 juillet 2026 par le Green Finance & Development Center, en collaboration avec des chercheurs de l’Université de Queensland, en Australie.
Avec cette enveloppe, l’Afrique a concentré environ 67,2 % des 49,8 milliards USD d’investissements chinois enregistrés dans les pays membres de la Belt and Road Initiative entre janvier et juin 2026. Le continent devient ainsi la première destination mondiale des investissements chinois liés à cette initiative.
Près de 47 milliards USD d’engagements en Afrique
Aux investissements directs s’ajoutent 13,49 milliards USD de contrats de construction obtenus par des entreprises chinoises en Afrique. Ces contrats concernent notamment les infrastructures énergétiques, industrielles et de transport.
Au total, les engagements chinois sur le continent ont atteint 46,99 milliards USD au premier semestre 2026. Cette somme équivaut à plus de 37 % des 126,4 milliards USD engagés par la Chine dans l’ensemble des pays participant aux Nouvelles routes de la soie.
Les contrats de construction enregistrés en Afrique ont toutefois reculé de 60,8 % sur un an. Cette baisse intervient alors que les banques publiques chinoises réduisent progressivement leurs prêts souverains dans plusieurs pays confrontés à des difficultés d’endettement.
Le rapport souligne cependant que les projets de construction chinois ne sont plus systématiquement financés par des prêts accordés directement aux États. Certains mobilisent désormais des banques commerciales, des institutions multilatérales ou des financements apportés par les entreprises elles-mêmes.
L’Éthiopie et l’Égypte en première ligne
L’Éthiopie et l’Égypte figurent parmi les principaux bénéficiaires de cette nouvelle dynamique. L’Éthiopie a enregistré une progression de 18,9 milliards USD des engagements chinois, portée notamment par des projets d’énergie verte et de production industrielle.
L’Égypte affiche, de son côté, une hausse de 9,7 milliards USD. Le pays accueille notamment un projet sidérurgique évalué à 10 milliards USD, l’un des plus importants investissements recensés durant la période.
La forte progression observée en Afrique pourrait aussi s’expliquer par la volonté des entreprises chinoises de rapprocher leurs unités de production des marchés européen et américain. Plusieurs pays africains disposent de coûts de production compétitifs, d’accords commerciaux préférentiels et d’un accès plus favorable à certains marchés internationaux. Le rapport présente toutefois cette explication comme une hypothèse et non comme l’unique cause de la hausse.
Énergie mines et technologies en tête
À l’échelle mondiale, les engagements chinois dans le cadre des Nouvelles routes de la soie ont atteint 126,4 milliards USD au premier semestre 2026, répartis entre 49,8 milliards USD d’investissements et 76,5 milliards USD de contrats de construction.
L’énergie a représenté 28,7 % du total, devant les métaux et les mines avec 17,2 %, les transports avec 14,4 % et les technologies avec 13,4 %.
Depuis le lancement de l’initiative en 2013, les engagements cumulés de la Chine ont atteint 1 539 milliards USD, dont 926 milliards USD de contrats de construction et 614 milliards USD d’investissements. Au premier semestre 2026, ces financements ont concerné environ 186 opérations réparties dans 67 pays.
DecryptEco
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