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La garantie de l’État belge doit soutenir le partenariat entre la Société du Terril de Lubumbashi et Umicore pour développer la filière du germanium.
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Le projet repose sur le traitement en RDC des anciens résidus miniers, le transfert de technologies et la formation de compétences congolaises.
La République démocratique du Congo obtient un nouvel appui pour développer sa filière du germanium. Le Conseil des ministres du Royaume de Belgique a approuvé une intervention de l’État en faveur du partenariat stratégique entre la Société du Terril de Lubumbashi, STL, et le groupe belge Umicore.
L’information a été annoncée le mercredi 29 juillet 2026, par le ministère congolais des Mines, qui présente cette décision comme une avancée dans la politique de transformation locale des ressources minérales. Du côté belge, le dossier intitulé « Préfinancement d’Umicore en germanium » figurait à l’ordre du jour du Conseil des ministres du 10 juillet 2026.
Le germanium est un métal critique utilisé dans la fibre optique, les cellules solaires, l’électronique et certaines technologies infrarouges. Il n’est généralement pas exploité dans une mine qui lui est exclusivement consacrée. Il est récupéré comme sous-produit du traitement d’autres matières, notamment le zinc et certains résidus industriels.
Transformer davantage en RDC
Le partenariat porte sur le germanium contenu dans les scories de Big Hill, à Lubumbashi. Umicore apporte son expertise pour améliorer le fonctionnement de l’usine hydrométallurgique de STL, renforcer les méthodes de traitement et développer les compétences des équipes congolaises.
En retour, le groupe belge bénéficie d’un accès de long terme aux concentrés produits par STL. L’objectif congolais est de réaliser localement une partie plus importante du traitement avant l’exportation, afin de conserver davantage de valeur dans l’économie nationale.
Ce qui existait avant l’appui belge
La décision de la Belgique ne marque pas le début du projet. Elle vient renforcer une chaîne industrielle mise en place progressivement depuis 2023.
Cette année-là, STL avait mis en service une usine hydrométallurgique à Lubumbashi. Son rôle est de récupérer et de concentrer le germanium présent dans les anciennes scories de Big Hill. Le site renferme environ 10 millions de tonnes de résidus, accumulés durant près d’un siècle d’activité minière et contenant également du zinc, du cuivre, du cobalt et de l’argent.
Avant cette usine, le germanium de STL était commercialisé par l’intermédiaire de raffineurs établis hors de la RDC. Le pays disposait donc de la ressource, mais une partie importante du traitement technique et de la valeur ajoutée était réalisée à l’étranger.
Une deuxième étape avait été franchie le 8 mai 2024, avec la signature du partenariat technologique et commercial entre STL et Umicore. Puis, en octobre 2024, STL avait produit à Lubumbashi son premier lot de concentrés de germanium destiné à Umicore pour un traitement supplémentaire en Belgique.
L’appui belge constitue ainsi une nouvelle phase, visant à sécuriser financièrement un projet déjà lancé, augmenter progressivement la production locale et mieux positionner la RDC dans la chaîne mondiale des minerais critiques.
DecryptEco
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