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Le Comité exécutif de l’ITIE-RDC a passé en revue les principaux chantiers engagés pour améliorer la transparence dans la gestion des ressources naturelles. À quelques mois de la validation internationale de la RDC, le Gouvernement veut démontrer les progrès réalisés en matière de gouvernance extractive.
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Réuni à Kinshasa sous la présidence du ministre d’État au Plan, Guylain Nyembo, le Comité exécutif a examiné plusieurs dossiers stratégiques, notamment le Rapport ITIE 2024, les entreprises publiques extractives, le Fonds minier pour les générations futures (FOMIN) et le secteur forestier.
Le ministre d’État, ministre du Plan et de la Coordination de l’aide au développement, Guylain Nyembo, a présidé, le lundi 20 Juillet 2026 à Kinshasa, la 140ᵉ réunion du Comité exécutif de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE-RDC), en présence du Vice-Premier ministre, ministre du Budget, Adolphe Muzito.
Les membres du Comité ont évalué l’état d’avancement de la mise en œuvre de la norme ITIE en République démocratique du Congo.
Les échanges ont porté sur le projet de cadrage du Rapport ITIE-RDC 2024, les études relatives à l’exploitation artisanale du diamant, l’évaluation des réformes des entreprises publiques extractives, le niveau de réalisation du Fonds minier pour les générations futures (FOMIN), le secteur forestier ainsi que la mise en place d’une plateforme numérique SIG destinée à renforcer la collecte et le partage des données.
Ce que montrent les chiffres
Les travaux examinés par le Comité interviennent dans un contexte où le secteur extractif demeure le principal contributeur aux finances publiques.
Selon le cadrage du Rapport ITIE-RDC 2024, les recettes du secteur extractif industriel ont atteint 6,819 milliards de dollars en 2024. À elles seules, les activités minières ont généré 6,453 milliards de dollars, soit près de 95 % de ces recettes. Par rapport à 2023, les recettes extractives ont progressé de 16,64 %, tandis que les recettes minières ont augmenté de 14,98 %, portées notamment par la hausse des exportations et des cours du cuivre et de l’or.
Ces données expliquent pourquoi les autorités accordent une attention particulière au suivi des flux financiers du secteur extractif. Plus les recettes minières augmentent, plus les exigences en matière de transparence, de traçabilité et de contrôle deviennent importantes.
Une validation très attendue
La réunion a également permis de préparer la participation de la RDC à la Conférence mondiale de l’ITIE, prévue les 8 et 9 octobre 2026 à Bruxelles. Cette rencontre réunira gouvernements, entreprises, organisations de la société civile et partenaires internationaux autour des questions de gouvernance des ressources naturelles et de mobilisation des recettes publiques.
Autre échéance importante, la validation ITIE de 2026. Cet exercice indépendant évalue le niveau de conformité des pays à la norme internationale en matière de transparence dans les industries extractives. Lors de la précédente validation en 2022, la RDC avait obtenu 85,5 points, un résultat qui sert désormais de référence pour mesurer les progrès accomplis.
Une gouvernance sous surveillance
Les analyses publiées cette année par l’ITIE montrent également que plusieurs grands projets miniers, représentant environ 40 % des recettes minières du pays, pourraient générer 7,9 milliards de dollars de recettes publiques entre 2026 et 2030 dans un scénario médian. Ces projections restent toutefois sensibles à la volatilité des prix des minerais, aux mécanismes de valorisation des produits miniers et à l’efficacité des dispositifs de contrôle.
À travers ces travaux, le Comité exécutif entend accélérer les réformes afin d’améliorer la qualité des données publiques, de renforcer la redevabilité des acteurs du secteur extractif et de consolider la gouvernance des ressources naturelles, qui représentent l’une des principales sources de revenus de la République démocratique du Congo.
DecryptEco
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