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Ebola en RDC : 440 morts et plus de 200 guérisons, Jean Kaseya appelle à stopper « la pire épidémie jamais connue »

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  • Le directeur général d’Africa CDC, Jean Kaseya, estime que l’épidémie d’Ebola qui frappe la RDC est la plus grave jamais enregistrée dans le pays à ce stade de son évolution, avec près de 440 décès en seulement six semaines.

  • Malgré plus de 200 guérisons, l’explosion du nombre de personnes contacts et la circulation simultanée de la rougeole et du choléra renforcent l’urgence d’une riposte rapide et coordonnée.

L’épidémie d’Ebola qui sévit en République démocratique du Congo continue d’inquiéter les autorités sanitaires africaines. En présence des présidents Félix Tshisekedi et Cyril Ramaphosa, le directeur général d’Africa CDC, Jean Kaseya, a dressé un tableau particulièrement préoccupant de la situation sanitaire.

Selon lui, la flambée actuelle enregistre une progression plus rapide que toutes les précédentes épidémies d’Ebola connues en RDC, y compris au regard de l’épidémie qui avait frappé l’Afrique de l’Ouest entre 2014 et 2016.

En seulement six semaines, près de 440 personnes ont déjà perdu la vie, soit plus de quatre fois le nombre de décès observés au même stade de l’épidémie ouest-africaine, a-t-il souligné.

Autre sujet de préoccupation : la surveillance épidémiologique. Le nombre de personnes identifiées comme contacts est passé d’environ 500 à 1 000 au début de l’épidémie à près de 11 000 aujourd’hui, signe d’une propagation qui exige des capacités accrues de suivi, de dépistage et d’isolement.

Le responsable d’Africa CDC a toutefois relevé un motif d’espoir.  Plus de 200 patients ont déjà été guéris grâce aux efforts déployés par les équipes médicales congolaises et leurs partenaires.

Mais il avertit que cette avancée ne doit pas masquer la complexité de la crise.

En effet, les provinces touchées par Ebola font également face à des flambées de rougeole et de choléra, ce qui accroît la pression sur les structures sanitaires et complique les opérations humanitaires.

Pour Jean Kaseya, la réponse ne peut donc pas se limiter à Ebola ; elle doit intégrer l’ensemble des urgences sanitaires auxquelles sont confrontées les populations.

Face à cette situation, le directeur général d’Africa CDC a lancé un appel à une mobilisation immédiate. « L’objectif est de contenir cette épidémie là où elle se trouve aujourd’hui. Nous ne voulons pas qu’elle dure deux ans, comme ce fut le cas en Afrique de l’Ouest », a-t-il déclaré.

Pour les spécialistes de la santé publique, les prochaines semaines seront décisives.

Plus la transmission est interrompue rapidement grâce au dépistage, au suivi des contacts, aux soins précoces et à l’adhésion des communautés, plus les chances d’éviter une crise sanitaire prolongée seront élevées.

À l’inverse, tout retard dans la riposte pourrait accroître le nombre de cas, compliquer la prise en charge des malades et prolonger les conséquences sanitaires, économiques et sociales de l’épidémie.

DecryptEco

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