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La RDC prépare ses réponses aux 181 questions soulevées dans le cadre du troisième examen de sa politique commerciale à l’OMC.
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La séance du 30 octobre 2026 permettra de préciser les réformes engagées depuis 2016 et les besoins d’assistance technique du pays.
La République démocratique du Congo (RDC) intensifie ses préparatifs en vue de la dernière séance de son troisième examen de politique commerciale devant l’Organisation mondiale du commerce (OMC), prévue le vendredi 30 octobre 2026, à Genève, en Suisse.
Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a présidé, le jeudi 29 octobre, une réunion stratégique réunissant les experts de la Présidence de la République, de plusieurs ministères et des services techniques concernés.
Cette concertation vise à harmoniser les réponses aux préoccupations des partenaires commerciaux et à identifier les domaines nécessitant un accompagnement international.
Ouvert le mercredi 28 octobre, cet examen intervient dix ans après celui de 2016. Le premier avait été organisé en 2010.
Il repose sur deux rapports distincts, élaborés respectivement par le Secrétariat de l’OMC et le Gouvernement congolais. Leur examen permet aux États membres d’évaluer les pratiques commerciales du pays et de demander des précisions sur les réformes annoncées.
Lors de la première séance, Kinshasa a présenté plusieurs mesures, notamment la dématérialisation des procédures d’importation et d’exportation, la simplification du transit des marchandises et l’amélioration de la transparence des coûts commerciaux.
Selon les informations publiées à l’issue de cette séance, 181 questions ont été adressées à la délégation congolaise.
Cette phase avait été précédée d’importants travaux préparatoires. Le 19 octobre, le Secrétariat général au Commerce extérieur avait déjà recensé 125 questions transmises par les partenaires internationaux, dont 44 relevant directement de ce secteur.
Sur le plan économique, les statistiques révèlent également les défis structurels du commerce congolais.
D’après les données de l’OMC, les exportations de marchandises de la RDC représentaient 27,7 milliards USD en 2023, dont 60,2 % provenant des cathodes de cuivre et 17,2 % des oxydes de cobalt.
Ces deux catégories concentraient ainsi 77,4 % des exportations nationales, illustrant la forte dépendance du pays aux produits miniers.
Pour les experts du commerce international, cette nouvelle évaluation constitue une occasion d’identifier les obstacles à la diversification des exportations, particulièrement les coûts logistiques, les contraintes administratives et les insuffisances de transformation locale.
L’intérêt économique de cet exercice réside également dans la capacité des autorités congolaises à convertir les recommandations formulées à Genève en réformes mesurables, susceptibles d’améliorer durablement la compétitivité des entreprises nationales.
DécryptEco | RDC & Afrique
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