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RDC : Julien Paluku présente les réformes commerciales du pays devant l’OMC à Genève

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  • La RDC participe, les 28 et 30 octobre 2026, à son troisième examen de politique commerciale devant les États membres de l’OMC, dix ans après la précédente évaluation.

  • Les discussions portent sur la simplification des procédures commerciales, la promotion des investissements et l’intégration du pays au marché africain.

La République démocratique du Congo (RDC) soumet sa politique commerciale à l’évaluation des États membres de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), à l’occasion de son troisième examen organisé les 28 et 30 octobre 2026, à Genève, en Suisse.

Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, conduit la délégation congolaise, composée notamment d’experts de la Présidence de la République et de plusieurs ministères.

Ouverts ce mercredi 28 octobre, les travaux permettent aux partenaires commerciaux de la RDC d’examiner les réformes entreprises depuis 2016, particulièrement dans les domaines des échanges internationaux, des investissements et de la réglementation douanière.

Cet exercice périodique repose sur deux rapports, élaborés respectivement par le Gouvernement congolais et le Secrétariat de l’OMC. Il vise à apprécier les politiques appliquées, à identifier les obstacles aux échanges et à renforcer la transparence commerciale.

Devant les représentants des pays membres, Julien Paluku Kahongya a notamment présenté les mesures adoptées pour simplifier les formalités d’importation, d’exportation et de transit des marchandises.

Selon le ministre, la ratification de l’Accord sur la facilitation des échanges (AFE) constitue une avancée dans l’intégration de la RDC au système commercial multilatéral.

Il a notamment évoqué la dématérialisation des procédures administratives, l’amélioration de la coordination entre les services publics et la publication des coûts et délais officiels à travers le Portail d’informations commerciales (PIC).

Ces dispositions doivent permettre aux opérateurs économiques de mieux connaître leurs obligations, de réduire les formalités administratives et de faciliter la circulation des marchandises.

Les échanges portent également sur la promotion de la production nationale, l’attractivité des investissements et l’accès à l’assistance technique internationale.

Le Gouvernement entend aussi renforcer la participation des entreprises congolaises aux échanges régionaux, notamment dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

Présente aux discussions, la Directrice générale de l’OMC, Ngozi Okonjo-Iweala, a salué les efforts engagés par la RDC pour améliorer son environnement commercial.

Toutefois, le rapport du Secrétariat de l’OMC relève plusieurs contraintes persistantes, notamment les coûts élevés des échanges, les insuffisances des infrastructures de transport et la complexité des procédures administratives.

Cette troisième évaluation intervient dix ans après celle d’octobre 2016, la première ayant été organisée en 2010.

En préparation de ces travaux, les partenaires commerciaux avaient adressé 125 questions à la RDC, dont 44 relevant directement du secteur du Commerce extérieur.

Sur le plan statistique, les données de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) évaluent les exportations congolaises de marchandises à 29,9 milliards USD en 2024, contre 26,6 milliards USD d’importations, soit un excédent commercial estimé à 3,3 milliards USD.

Malgré cette performance, plus de 90 % des exportations congolaises restent concentrées dans le secteur minier, selon le rapport 2026 de l’OMC.

Les investissements directs étrangers sont, quant à eux, passés de 1,2 milliard USD en 2016 à 3,1 milliards USD en 2024, principalement orientés vers les industries extractives.

Ces indicateurs illustrent les progrès réalisés dans les échanges internationaux, mais également les difficultés persistantes de diversification des exportations et de développement de la production locale.

DécryptEco | RDC & Afrique

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