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Genève : l’ARPTC intensifie la mobilisation pour l’élection de la RDC au Conseil de l’UIT

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  • La RDC renforce sa campagne diplomatique pour obtenir un siège au Conseil de l’Union internationale des télécommunications (UIT) pour le mandat 2027-2030, avec l’appui technique de l’ARPTC.

  • Cette candidature vise à accroître l’influence du pays dans la gouvernance mondiale du numérique et à promouvoir une meilleure connectivité sur le continent africain.

La République démocratique du Congo (RDC) poursuit sa campagne pour intégrer le Conseil de l’Union internationale des télécommunications (UIT), l’une des principales instances de gouvernance mondiale du secteur des télécommunications.

Du 14 au 16 octobre 2026, une délégation congolaise conduite par le ministre des Postes et Télécommunications, José Mpanda Kabangu, a multiplié les rencontres diplomatiques à Genève, en Suisse, afin de mobiliser des soutiens à la candidature du pays pour le mandat 2027-2030.

Cette mobilisation bénéficie de l’accompagnement de l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC), qui apporte son expertise technique et réglementaire à la démarche gouvernementale.

Les échanges ont notamment concerné plusieurs partenaires internationaux, le Groupe des ambassadeurs francophones et la Direction générale de l’UIT.

L’objectif consiste à promouvoir la candidature congolaise et à faire connaître les priorités nationales en matière de développement numérique.

Créée en 1865, l’UIT est une institution spécialisée des Nations unies chargée de faciliter la coopération internationale dans les télécommunications, notamment dans la gestion des fréquences radioélectriques, les normes techniques et le développement des réseaux numériques.

Son Conseil compte 48 États membres élus pour quatre ans, dont 13 sièges réservés à la région Afrique. Il supervise les activités de l’organisation entre deux conférences de plénipotentiaires et participe à l’orientation de ses politiques stratégiques et financières.

Les prochaines élections se tiendront lors de la Conférence de plénipotentiaires prévue du 9 au 27 novembre 2026 à Doha, au Qatar.

Pour la RDC, l’obtention d’un siège constituerait une occasion de participer davantage aux discussions internationales sur les infrastructures numériques, l’accessibilité des services et les mécanismes de coopération technologique.

Cette ambition présente également une dimension économique.

L’amélioration de la connectivité constitue un facteur important pour le développement du commerce électronique, des services financiers numériques, de l’entrepreneuriat et de la compétitivité des entreprises.

Dans ce processus, l’ARPTC entend notamment promouvoir la coopération réglementaire, la gestion efficace des fréquences et l’interconnexion des réseaux entre pays africains.

La position géographique de la RDC, à la jonction de plusieurs espaces économiques régionaux, représente un atout pour développer les infrastructures numériques transfrontalières.

Pour les experts du secteur, cette candidature constitue aussi une occasion de mettre en évidence les défis nationaux, notamment l’insuffisance des infrastructures, les disparités de couverture et le coût d’accès aux services numériques.

L’élection au Conseil de l’UIT renforcerait ainsi la représentation diplomatique de la RDC, sans toutefois garantir automatiquement de nouveaux investissements.

La modernisation du secteur exigera également des financements, un cadre réglementaire efficace et une extension effective des réseaux vers les populations encore mal desservies.

DécryptEco | RDC & Afrique

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