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Au Caire, le ministre congolais des Mines a défendu, le 28 septembre, la sécurité des investissements et l’accès à une énergie compétitive.
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Les discussions avec l’Égypte ont porté notamment sur les données géologiques, la formation et la transformation locale des minerais.
Louis Watum Kabamba met l’accent sur les conditions nécessaires pour attirer durablement les capitaux dans les mines. Participant à la cinquième édition de l’Egypt Mining Forum, organisée les 28 et 29 septembre 2026 au Caire, le ministre congolais des Mines a défendu un cadre réglementaire stable, le respect de l’État de droit et des infrastructures compétitives.
Lors d’un panel consacré à la compétitivité des juridictions minières, à la stabilité fiscale et aux investissements, il a rappelé l’importance de sécuriser les projets. Une entreprise engageant des capitaux sur plusieurs années doit pouvoir anticiper ses charges, ses conditions d’exploitation et les règles applicables à son activité.
Cette réflexion rejoint les orientations présentées par l’Égypte, qui mise notamment sur la digitalisation des procédures d’accès aux zones d’exploration pour renforcer l’attractivité de son secteur.
En marge du forum, Louis Watum a échangé avec le vice-ministre saoudien chargé des Affaires minières sur la concrétisation de la coopération bilatérale. Avec Karim Badawi, ministre égyptien du Pétrole et des Ressources minérales, les discussions ont concerné les données géologiques, la recherche appliquée, la formation, les investissements et la transformation locale.
La RDC dispose d’un argument majeur pour attirer les investisseurs : ses minerais critiques. L’Institut d’études géologiques des États-Unis (USGS) estime qu’elle représentait environ 73 % de la production minière mondiale de cobalt en 2025.
Ce métal entre dans la composition de certaines batteries rechargeables, tandis que le cuivre accompagne le développement des réseaux électriques.
Ce poids industriel donne une portée concrète au discours du ministre. L’analyse économique conduit cependant à distinguer l’intérêt pour les gisements de la rentabilité des activités de transformation.
Une électricité fiable, des transports moins coûteux et des règles prévisibles peuvent rendre ces investissements plus viables. Leur implantation permettrait de conserver davantage de valeur dans le pays, à travers les emplois industriels, les achats locaux et les recettes publiques.
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