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Comité économique de l’ICCO : la RDC prend la vice-présidence à l’entrée en vigueur du nouvel Accord sur le cacao

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  • La RDC prend la vice-présidence du Comité économique de l’Organisation internationale du cacao pour l’année cacaoyère 2026-2027, à l’issue de la 114ᵉ session ordinaire tenue du 14 au 18 septembre à Abidjan.

  • Cette position lui donne une place dans les travaux sur les prix, l’offre, la demande, le commerce et les projets de financement, au moment où le nouvel Accord international sur le cacao doit entrer définitivement en vigueur le 1er octobre 2026.

La République démocratique du Congo renforce sa présence dans les instances de décision de l’Organisation internationale du cacao (ICCO). À Abidjan, le vendredi 18 septembre 2026, le pays a obtenu la vice-présidence du Comité économique de l’organisation pour l’année cacaoyère 2026-2027, au terme de la 114ᵉ session ordinaire du Conseil et de ses organes subsidiaires.

Cette fonction place la RDC au cœur d’un organe qui examine les statistiques mondiales de production et de consommation, les stocks, les broyages, le commerce international et les prix du cacao.

Le Comité analyse également l’évolution de l’offre et de la demande, les obstacles à l’accès aux marchés et les projets susceptibles d’être recommandés au Conseil de l’ICCO pour rechercher des financements multilatéraux ou bilatéraux.

La portée économique est donc plus large qu’une représentation institutionnelle. Pour la RDC, disposer d’une voix accrue dans ce cadre peut notamment améliorer son accès à l’information de marché, faciliter la présentation de projets cacaoyers et porter les préoccupations de ses producteurs dans les discussions entre pays exportateurs et importateurs.

Cette responsabilité intervient alors que la filière congolaise gagne du poids. Le ministère du Commerce extérieur, citant l’Institut national de la statistique, indique que les exportations congolaises de cacao ont atteint plus de 92 220 tonnes en 2025, contre 47 346 tonnes en 2021.

Le deuxième changement vient du nouvel Accord international sur le cacao de 2026. .

Adopté en février à Genève, il entrera définitivement en vigueur le 1er octobre. Le texte inscrit parmi ses objectifs la recherche de prix équitables, l’amélioration du revenu des producteurs, la transparence du marché, l’accès au financement et surtout l’augmentation de la valeur ajoutée grâce à la transformation du cacao dans les pays d’origine.

Pour la RDC, le bénéfice peut se situer précisément à ce niveau. Exporter davantage de fèves augmente les recettes, mais transformer localement une partie de cette production en pâte, beurre, poudre ou produits finis permettrait de conserver une part plus importante de la valeur dans l’économie congolaise.

L’Accord encourage également les projets destinés à améliorer la productivité, l’accès aux marchés, le financement des producteurs et leur capacité de négociation.

La traçabilité et la lutte contre la déforestation peuvent aussi faciliter l’accès du cacao congolais aux marchés où les exigences environnementales deviennent plus strictes.

Elles impliquent toutefois des investissements dans l’identification des plantations, les données de production et l’organisation des producteurs.

La vice-présidence du Comité économique ne donne donc pas à Kinshasa le pouvoir de fixer les cours mondiaux.

Elle lui permet plutôt de participer directement aux travaux qui analysent ces cours et orientent les recommandations de l’ICCO. Pour une filière congolaise en expansion, l’intérêt économique sera surtout de convertir cette présence en meilleurs débouchés, projets financés et transformation locale.

DecryptEco | RDC & Afrique

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