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1 année du gouvernement Suminwa : l’exécutif recense plus de 1,8 million d’emplois créés et rémunérés en 2025

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  • Plus de 1,8 million d’emplois rémunérés ont été enregistrés en RDC en 2025, d’après le bilan présenté par le ministre de l’Emploi et du Travail, Ferdinand Massamba.

  • La Banque mondiale estime que le pays doit générer entre 2 et 4 millions d’emplois par an pour absorber les nouveaux entrants sur le marché du travail et réduire la pauvreté.

La République démocratique du Congo a enregistré plus de 1,8 million d’emplois rémunérés en 2025. Ces chiffres ont été avancés par Ferdinand Massamba, ministre de l’Emploi et du Travail, le mardi 8 septembre 2026, dans le cadre de l’exercice de redevabilité marquant une année du gouvernement Suminwa II.

Le ministre inscrit ce résultat dans une progression plus longue du marché du travail. En effet, le nombre total d’emplois est passé de 27,164 millions en 2021 à 30,374 millions en 2023. Le gain atteint 3,21 millions de postes en deux ans, soit une progression d’environ 11,8 %.

Mais la structure de ces emplois reste déterminante. Sur les 30,374 millions recensés en 2023, 28,706 millions relevaient de l’informel. Sur la base de ces données ministérielles, cela représente environ 94,5 % du total.

Pour sa part, l’OIT estime, sur une base plus récente, que près de 86 % des emplois en RDC restent dans l’économie informelle et que seulement 5 % de la population bénéficie d’un dispositif de protection sociale.

Les méthodologies diffèrent, mais les deux séries décrivent un marché du travail encore largement dominé par l’informel.

C’est dans cette configuration que les 1,8 million d’emplois rémunérés enregistrés en 2025 prennent leur dimension économique.

Dans ses estimations sur la situation économique de la RDC publiées en 2025, la Banque mondiale estime que le pays devrait générer entre 2 et 4 millions d’emplois chaque année pour absorber les nouveaux arrivants sur le marché du travail et accélérer la réduction de la pauvreté.

À titre d’ordre de grandeur, 1,8 million représente 90 % du seuil bas de ce besoin annuel et 45 % du seuil haut. Parallèlement, la pression démographique oblige donc l’économie congolaise à produire des emplois à une échelle particulièrement élevée, mais également à améliorer leur qualité.

La Banque mondiale relève à ce propos que l’emploi des jeunes reste principalement informel, faiblement rémunéré et précaire. Elle estime aussi que la croissance de l’emploi n’a progressé en moyenne que de 3 % par an, alors que le secteur minier, principal moteur de l’économie congolaise, reste fortement capitalistique et crée proportionnellement peu de postes.

Le gouvernement agit également sur les conditions de rémunération. À ce stade, le SMIG journalier du manœuvre ordinaire est passé à 21 500 CDF depuis janvier 2026, après une première étape à 14 500 CDF en mai 2025. Ferdinand Massamba cite aussi la promotion des contrats à durée indéterminée et l’harmonisation des conditions de travail parmi les mesures engagées.

Sur l’inclusion, le ministre affirme que certains recrutements ont porté à 10 % la part des personnes vivant avec handicap. Le cadre réglementaire fixe un minimum de 5 % dans les institutions publiques et de 3 % dans les structures privées.

Les données replacent ainsi le bilan dans un défi plus large. L’économie congolaise doit simultanément créer plusieurs millions de débouchés chaque année, formaliser les emplois existants et accroître leur productivité.

Les analyses de la Banque mondiale et de l’OIT montrent qu’une hausse du nombre de postes ne suffit pas lorsque l’essentiel de la main-d’œuvre reste dans des activités informelles, peu rémunérées et faiblement protégées.

L’indicateur décisif sera donc la capacité du pays à convertir la croissance économique en emplois formels, durables et assortis d’une protection sociale.

DecryptEco

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