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Le Forum économique RDC-UK est prévu du 2 au 4 novembre 2026 à Londres. Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a reçu le 7 septembre à Kinshasa la Baronne Sandip Verma dans le cadre des préparatifs.
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Les échanges bilatéraux ont atteint £145 millions sur les douze mois achevés en mars 2026, en baisse de 21,2 % sur un an, tandis que les importations britanniques de marchandises provenant de RDC restent extrêmement faibles.
La République démocratique du Congo prépare son prochain rendez-vous économique avec le Royaume-Uni sur fond de relations commerciales encore limitées. Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a reçu lundi 7 septembre à Kinshasa la Baronne Sandip Verma, présentée par le ministère comme responsable du Consortium de partenariat commercial, pour une réunion consacrée au Forum économique RDC-UK prévu du 2 au 4 novembre 2026 à Londres. Les discussions ont porté sur les partenariats commerciaux et la mobilisation d’investissements entre les deux pays.
Membre de la Chambre des Lords depuis juin 2006, Sandip Verma a été sous-secrétaire d’État parlementaire au ministère britannique de l’Énergie et du Changement climatique entre 2012 et 2015, puis au Department for International Development de 2015 à 2016. Elle est aujourd’hui chancelière de l’Université de Roehampton, où elle exerce une fonction de représentation de l’établissement.
Pour Kinshasa, l’un des leviers disponibles est déjà en place sur le plan tarifaire. La RDC figure dans la catégorie « Comprehensive Preferences » du Developing Countries Trading Scheme britannique. Ce régime accorde un tarif d’importation de 0 % sur 99,8 % des produits, à l’exception des armes et munitions. L’avantage n’est toutefois pas automatique : l’exportateur doit notamment satisfaire aux règles d’origine et être en mesure de documenter l’origine préférentielle des marchandises.
Les flux actuels montrent l’écart entre cette ouverture tarifaire et le commerce effectivement réalisé. Selon la fiche publiée le 31 juillet 2026 par le Department for Business and Trade, le commerce de biens et services entre les deux économies s’est établi à 145 millions de livres (£) sur les douze mois achevés en mars 2026, soit une baisse de 21,2 % sur un an. Le Royaume-Uni a exporté £105 millions vers la RDC et importé £40 millions, dégageant ainsi un excédent commercial de 65 millions de livres. La RDC ne représentait que le 141ᵉ partenaire commercial britannique, avec moins de 0,1 % des échanges totaux du Royaume-Uni.
Le déséquilibre est particulièrement visible pour les marchandises. Les exportations britanniques de biens vers la RDC ont représenté £56 millions, tandis que la statistique agrégée des importations britanniques de biens provenant de RDC est donnée comme nulle ou inférieure à £500 000. Une ventilation distincte, non désaisonnalisée, recense néanmoins de petits flux de machines spécialisées, café-thé-cacao, équipements électriques et bois. Ces deux séries ne sont pas directement comparables en raison de leurs traitements statistiques différents.
Le constat est similaire pour l’investissement direct. Le stock d’IDE britannique en RDC n’atteignait que £2 millions à fin 2024, contre £3 millions un an auparavant. Le niveau reste marginal à l’échelle des capitaux britanniques investis à l’étranger et donne au forum de Londres un indicateur de départ particulièrement bas pour mesurer une éventuelle progression.
Les deux pays disposent néanmoins d’une première base de dialogue entre entreprises. Lors du Forum économique organisé à Kinshasa en avril 2024, la délégation britannique regroupait 26 entreprises actives notamment dans les télécommunications, les services financiers, les mines, l’agriculture et les infrastructures. En avril 2026, le Royaume-Uni a également engagé £2,3 millions dans un programme de quatre ans avec l’IFC destiné à développer le financement de l’agro-industrie congolaise et à soutenir au moins 5 000 agriculteurs et entreprises.
Le principal enjeu du rendez-vous de Londres sera donc de convertir l’accès préférentiel au marché britannique en flux commerciaux effectifs. La CNUCED relève plus largement que l’existence de préférences tarifaires ne garantit pas leur utilisation : les règles d’origine et les coûts administratifs peuvent notamment empêcher les entreprises de tirer pleinement parti des dispositifs disponibles. Dans le cas congolais, les contrats conclus, capitaux effectivement engagés et progression des exportations de biens vers le Royaume-Uni fourniront les indicateurs les plus concrets pour évaluer les retombées du Forum 2026.
DecryptEco
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