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La RDC a signé le 4 septembre 2026 un protocole d’accord avec le groupe angolais Omatapalo « Grupo Omatapal » pour les futures cités gouvernementale, parlementaire et judiciaire prévues autour de la Rocade de Kinshasa.
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L’accord couvre la conception, le financement et la fourniture de matériels et matériaux, mais aucun coût, montage financier ni calendrier de construction des trois complexes n’a encore été rendu public.
La République démocratique du Congo a confié au groupe angolais Grupo Omatapalo une partie déterminante de la préparation de ses futures cités gouvernementale, parlementaire et judiciaire autour de la Rocade de Kinshasa. Le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, a signé le vendredi 4 septembre 2026 un protocole d’accord avec l’entreprise, au terme de discussions engagées depuis octobre 2025.
Le texte ne porte pas uniquement sur l’exécution des bâtiments. Selon les informations communiquées par le ministère des Infrastructures, Omatapalo doit intervenir dans la conception des projets, leur financement ainsi que la fourniture des matériels et matériaux nécessaires à leur réalisation. Les études techniques étaient annoncées à partir du lundi 7 septembre. Les ministères de l’Urbanisme et Habitat, des Affaires foncières et de l’Aménagement du territoire doivent, parallèlement, travailler sur la mise à disposition des assiettes foncières ciblées.
Le terme « financement » nécessite toutefois une distinction. Les informations publiques disponibles ne précisent ni le coût prévisionnel des trois cités, ni l’identité des banques ou investisseurs qui apporteraient les capitaux, ni la répartition entre dette, fonds publics et éventuels financements privés. La signature du protocole établit donc un cadre de préparation et de structuration du projet ; elle ne permet pas encore de considérer son financement comme mobilisé.
Fondé en 2003 à Lubango, Omatapalo est un groupe angolais actif dans l’ingénierie, la construction et les infrastructures, mais également dans l’énergie, les mines, l’immobilier, l’industrie et l’agro-industrie. Le groupe revendique plus de 15 000 collaborateurs, plus de 1,5 million de mètres carrés construits, plus de 5 000 kilomètres de routes et plus de 14 infrastructures hospitalières. Ces données sont celles publiées par l’entreprise elle-même.
Le choix d’implanter les trois ensembles institutionnels autour de la Rocade rattache leur développement à un projet routier engagé depuis juin 2024 dans le cadre du programme sino-congolais. À son lancement, l’Agence congolaise des grands travaux présentait un tracé de 63 kilomètres, reliant Mbudi à l’avenue Ndjoku via Mitendi, avec une chaussée à deux fois deux voies.
Le périmètre communiqué a depuis évolué. Lors de la visite de la Première ministre Judith Suminwa en mai 2026, l’ACGT et le gouvernement ont fait état, pour la phase sud, de 73 kilomètres de routes, de trois ponts majeurs d’une portée comprise entre 90 et 180 mètres, d’un échangeur à trois niveaux et de près de 3 000 propriétés affectées par les expropriations. L’achèvement est désormais visé pour septembre 2027.
Les données financières publiques sur la Rocade ne sont cependant pas encore complètement harmonisées. L’APCSC affiche sur sa fiche projet un budget contractuel de 326 millions USD pour 63 kilomètres, tandis que plusieurs communications publiées autour de la visite gouvernementale de mai 2026 ont évalué le projet élargi à environ 395 millions USD pour 73 kilomètres. Les documents publics consultés n’expliquent pas précisément si cet écart résulte d’une extension du linéaire, d’une révision technique du projet ou d’un changement de périmètre budgétaire. Il serait donc prématuré de l’interpréter comme un simple dépassement de coût.
Les cités institutionnelles ouvrent ainsi un second chantier autour de ce corridor : à l’infrastructure routière déjà en construction doit désormais s’ajouter un programme immobilier public dont les paramètres restent à définir. Les prochaines données déterminantes seront le coût des trois cités, leurs superficies, les terrains effectivement affectés, le montage financier retenu, les contrats définitifs signés et le calendrier de livraison.
DecryptEco
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