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Les 50 plus grandes sociétés minières cotées ont ajouté 357 milliards USD de capitalisation en août 2026, leur plus forte hausse mensuelle depuis le début de la série de MINING.COM en 2019, pour atteindre 2 530 milliards USD au 31 août.
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L’or et le cuivre ont porté l’essentiel du rebond : les groupes liés aux métaux précieux ont contribué à hauteur de 183 milliards USD, tandis que les douze sociétés classées dans le cuivre ont gagné 70 milliards USD.
Les 50 plus grandes compagnies minières cotées au monde ont terminé août 2026 avec une capitalisation cumulée de 2 530 milliards USD, soit 357 milliards de plus en un mois, selon le classement publié le 4 septembre par MINING.COM. Le mouvement reste inférieur au record de 2 750 milliards USD atteint en février.
BHP conserve la première place avec 241,13 milliards USD, devant Rio Tinto à 176,95 milliards et Southern Copper à 176,36 milliards. Zijin Mining et Newmont complètent le Top 5 avec respectivement 134,43 milliards et 132,47 milliards USD. Sept groupes valent désormais plus de 100 milliards USD, contre quatre un mois plus tôt.
Le rebond a d’abord été alimenté par les métaux précieux. Les sociétés aurifères, argentifères et de royalties ont ajouté 183 milliards USD en août, dont 138 milliards pour les seules minières aurifères. Le cuivre a fourni un second moteur : les douze groupes classés dans ce segment ont créé 70 milliards USD de valeur boursière. Chez BHP, le cuivre a représenté pour la première fois plus de la moitié de l’EBITDA sous-jacent de l’exercice 2026, avec environ 2 millions de tonnes produites.
L’Afrique reste peu représentée par le siège social des sociétés du classement. Gold Fields, basé à Johannesburg, occupe la 19e place avec 40,93 milliards USD, Valterra Platinum la 33e avec 22,39 milliards et le marocain Managem la 35e avec 22,07 milliards. Leur capitalisation cumulée atteint environ 85,4 milliards USD, soit 3,4 % du Top 50. Managem affiche la plus forte progression annuelle parmi ces groupes africains, avec +170,9 % depuis janvier.
Pour la RDC, le signal principal est la sortie d’Ivanhoe Mines du Top 50. MINING.COM relie ce recul à la baisse des objectifs de Kamoa-Kakula. Ivanhoe a resserré en juillet sa prévision 2026 à 290 000-310 000 tonnes de cuivre. Au deuxième trimestre, le complexe congolais a produit 64 328 tonnes et l’entreprise prévoit une hausse des rythmes de production au second semestre. Le classement de MINING.COM confirme qu’Ivanhoe est sorti des cinquante premières sociétés après la réduction de ses prévisions sur Kamoa-Kakula.
Le classement ne couvre toutefois pas toute l’industrie minière mondiale. MINING.COM exclut notamment les groupes non cotés et les entreprises publiques, ainsi que les producteurs de charbon. Codelco, groupe public chilien, n’y figure donc pas. Le seuil d’entrée dans le Top 50 est par ailleurs passé de 13,6 à 15,6 milliards USD en un mois.
Les prochaines données à suivre seront l’évolution des prix de l’or et du cuivre, les bénéfices des grands producteurs et, pour la RDC, la remontée effective de Kamoa-Kakula. Un retour d’Ivanhoe dans le Top 50 dépendra à la fois de l’exécution opérationnelle du complexe et de sa revalorisation en Bourse.
DecryptEco
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