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Relancée en juin 2024 après 31 années de mise en veille, la mine de Kipushi poursuit sa montée en puissance. Ivanhoe Mines maintient pour 2026 une prévision de 240 000 à 290 000 tonnes de zinc contenu dans le concentré.
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Après des travaux d’optimisation, la capacité du concentrateur a augmenté de 20 %, passant de 800 000 à 960 000 tonnes de minerai par an. À ce niveau de production, Kipushi devrait figurer parmi les trois plus grandes mines de zinc au monde, selon Ivanhoe Mines.
Cent deux ans après le début de son exploitation, la mine de Kipushi retrouve une place importante dans l’industrie mondiale du zinc. Dans une publication faite sur X, Robert Friedland, fondateur et coprésident exécutif d’Ivanhoe Mines, rappelle que le site a repris ses activités en 2024 après 31 années sous régime de maintenance et de conservation.
L’histoire industrielle de Kipushi remonte à 1924. La mine avait alors commencé par l’exploitation à ciel ouvert d’un minerai titrant environ 18 % de cuivre. Selon les données historiques d’Ivanhoe Mines, elle était à cette époque la mine de cuivre la plus riche au monde.
Elle s’est ensuite développée en exploitation souterraine de cuivre, de zinc et de germanium avant son arrêt en 1993.
La relance engagée en 2024 repose principalement sur le zinc à très haute teneur. Le nouveau concentrateur, initialement dimensionné pour traiter 800 000 tonnes de minerai par an, a reçu son premier minerai le 31 mai 2024. Le premier concentré de zinc a été produit le 14 juin de la même année.
Ivanhoe Mines a ensuite engagé des travaux pour éliminer les goulots d’étranglement du concentrateur. Achevé au troisième trimestre 2025, ce programme a porté sa capacité annuelle de traitement à 960 000 tonnes de minerai, soit une progression de 20 %.
Cette augmentation de capacité soutient l’objectif de produire entre 240 000 et 290 000 tonnes de zinc en 2026. Sur les six premiers mois de l’année, Kipushi en a déjà produit 135 221 tonnes, dont un record de 70 177 tonnes au deuxième trimestre.
Ce dernier niveau correspond à un rythme annualisé d’environ 280 000 tonnes.
Ivanhoe estime qu’une production située dans la fourchette prévue placerait Kipushi parmi les trois principales mines de zinc au monde. La société présente également le site comme la mine de zinc en exploitation affichant la teneur la plus élevée au monde. Les ressources mesurées et indiquées riches en zinc atteignent environ 11,8 millions de tonnes, avec une teneur moyenne supérieure à 35 %.
Robert Friedland met aussi en avant la faible emprise physique du site, qu’il associe à la concentration exceptionnellement élevée du minerai.
Les données publiées par Ivanhoe indiquent notamment que l’installation de stockage des résidus de Kipushi figure parmi les plus petites de celles exploitées par les grandes mines de métaux de base.
La montée en puissance reste cependant exposée aux contraintes électriques et logistiques. À fin juin, environ 44 000 tonnes de zinc contenu dans le concentré restaient en stock en raison de difficultés d’acheminement vers les ports d’exportation. Ivanhoe prévoit de réduire ces stocks au second semestre tout en maintenant son objectif annuel de production.
DecryptEco
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