-
Equity Group a réalisé un bénéfice net de 45,5 milliards de shillings kényans, soit environ 351,6 millions USD, au premier semestre 2026. Le résultat progresse de 32 % sur un an, soutenu par la hausse des revenus et la contribution croissante des filiales régionales.
-
La RDC confirme son poids dans cette dynamique. Equity BCDC y a dégagé 11,8 milliards de shillings de bénéfice net, en hausse de 30 %. Parallèlement, près de neuf transactions sur dix du groupe passent désormais par des canaux numériques.
Equity Group poursuit sa progression en Afrique de l’Est et centrale. En effet, le groupe bancaire kényan a clôturé le premier semestre 2026 avec un bénéfice net de 45,5 milliards de shillings kényans, soit environ 351,6 millions USD, contre 34,6 milliards de shillings une année plus tôt. Cela représente une hausse de 32 % sur un an.
Cette amélioration repose d’abord sur la progression des revenus tirés des activités bancaires. Entre janvier et juin 2026, les revenus nets d’intérêts ont augmenté de 17 %, passant de 59,3 milliards à 69,3 milliards de shillings kényans.
Le produit net bancaire a, de son côté, progressé de 25 % pour atteindre 124,9 milliards de shillings. Les revenus hors intérêts, principalement issus des commissions et des activités de marché, ont également pris davantage de poids dans les performances du groupe.
Le bilan bancaire accompagne cette dynamique. Le total des actifs a augmenté de 20 % pour atteindre environ 2 160 milliards de shillings, tandis que les dépôts de la clientèle ont progressé de 21 %. L’encours de crédits a, pour sa part, augmenté de 19 %.
La RDC pèse davantage dans les résultats
L’un des principaux enseignements du semestre reste la montée en puissance des filiales situées hors du Kenya.
Les activités régionales représentent désormais 42 % de la rentabilité bancaire et 47 % des revenus bancaires du groupe. Une évolution qui confirme la stratégie d’expansion d’Equity Group sur plusieurs marchés africains.
La République démocratique du Congo occupe une place importante dans cette dynamique. Equity BCDC a réalisé un bénéfice net de 11,8 milliards de shillings kényans au premier semestre 2026, soit une progression de 30 % par rapport à la même période de 2025.
La Tanzanie affiche également une forte accélération. Le bénéfice net de la filiale y a progressé de 82 %, atteignant 2 milliards de shillings.
Cette diversification permet au groupe de réduire progressivement sa dépendance au marché kényan et de capter la croissance de plusieurs économies où les besoins en financement des entreprises, des ménages et du commerce restent importants.
Le numérique devient central
L’autre moteur de transformation reste la digitalisation. Selon Equity Group, 98,3 % des transactions sont désormais effectuées en dehors des agences physiques, tandis que 89,7 % passent par des canaux numériques.
Cette évolution modifie profondément le modèle bancaire traditionnel. Elle permet au groupe d’élargir sa clientèle sans dépendre uniquement de l’ouverture de nouvelles agences, tout en réduisant les coûts liés aux opérations courantes.
La qualité du portefeuille de crédits montre également une amélioration. Le ratio des prêts non performants est passé de 13,7 % à 9,5 % sur un an.
Hormis la hausse de 32 % du bénéfice net, les résultats semestriels illustrent donc un groupe de plus en plus régional, numérique et diversifié.
Pour Equity Group, l’enjeu sera désormais de maintenir ce rythme de croissance tout en maîtrisant les risques de crédit et les différences économiques entre les marchés où il opère.
DecryptEco
Laisser un commentaire