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Financement des PME : le gouvernement supervise le lancement de « Vunga » avec l’ARSP, le FOGEC, Rawbank et Rawsur

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  • Le gouvernement a supervisé, ce 17 août 2026, la signature de la Convention unique lançant « Vunga », un mécanisme qui ouvre aux PME et sous-traitants congolais l’accès à des financements allant de 10 000 à 1 million USD.

  • Associant l’ARSP, le FOGEC, Rawbank et Rawsur, le dispositif pourra financer jusqu’à 50 % de la valeur d’un marché. Il intervient dans un contexte où seulement 8,7 % des entreprises congolaises disposent d’un prêt bancaire ou d’une ligne de crédit, selon la Banque mondiale.

La Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, a présidé, ce lundi 17 août 2026, la signature de la Convention unique consacrant le lancement de « Vunga », destiné aux PME et aux sous-traitants congolais.

Le mécanisme réunit l’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP), le Fonds de garantie de l’entrepreneuriat au Congo (FOGEC), Rawbank et Rawsur.

Les financements prévus vont de 10 000 à 1 million de dollars américains et pourront couvrir jusqu’à 50 % de la valeur des marchés concernés.

Le dispositif répond à une difficulté récurrente dans la sous-traitance : l’accès au marché ne s’accompagne pas toujours de la capacité financière nécessaire à son exécution.

Les besoins de trésorerie portent notamment sur l’achat des équipements et intrants, la mobilisation du personnel, le paiement des fournisseurs ou encore les charges liées au démarrage des prestations.

« Vunga » entend rapprocher ces différents besoins des instruments de financement et de garantie.

Quatre acteurs autour du financement

La répartition des rôles repose sur les missions de chacune des parties.

L’ARSP intervient dans l’encadrement de la sous-traitance et la vérification des entreprises concernées. Le FOGEC apporte sa garantie pour faciliter l’accès au crédit. Rawbank prend en charge le financement bancaire, tandis que Rawsur intervient dans la couverture des risques.

Ce montage doit permettre de réduire les contraintes qui pèsent sur le financement des entreprises locales et renforcer leur présence dans les marchés de sous-traitance. La Première ministre a fixé le cap au moment de la signature.

« Vunga ne doit pas devenir un simple produit financier. Il doit devenir un outil de transformation économique », a déclaré Judith Suminwa Tuluka.

Le programme s’inscrit ainsi dans la politique de promotion du contenu local, avec une orientation vers le développement des entreprises congolaises et la création d’emplois.

Une démarche engagée depuis 2025

La Convention signée le 17 août constitue l’aboutissement d’un processus engagé plusieurs mois auparavant.

Le 6 octobre 2025, une délégation réunissant déjà l’ARSP, le FOGEC, Rawbank et Rawsur avait présenté le projet à la Première ministre. Le FOGEC expliquait alors que certains sous-traitants remportaient des marchés sans disposer des ressources nécessaires pour les exécuter.

Le schéma présenté prévoyait déjà des crédits compris entre 10 000 et 1 million USD, garantis par le FOGEC et couverts par Rawsur.

Une autre étape a été franchie le 23 juillet 2026. L’ARSP et le FOGEC ont tenu une séance de travail consacrée aux mécanismes de financement des PME et aux modalités d’exécution de « Vunga ».

Les discussions avaient notamment porté sur le compte séquestre et l’implication des banques dans le financement des entreprises congolaises.

La signature de la Convention unique vient donc réunir ces différentes interventions dans un même cadre.

Seulement 8,7 % des entreprises disposent d’un crédit bancaire

Le lancement du mécanisme intervient dans un environnement où le financement bancaire des entreprises reste faible.

D’après l’Enterprise Survey 2024 de la Banque mondiale, seulement 8,7 % des entreprises en RDC disposent d’un prêt bancaire ou d’une ligne de crédit. Cette faible pénétration du crédit réduit la capacité de nombreuses PME à investir, augmenter leur production ou répondre à des contrats plus importants.

La Banque mondiale relève parallèlement que son projet d’appui au développement des PME en RDC a permis la création de 6 012 entreprises et 14 926 emplois à temps plein, avec 5 307 entreprises ayant bénéficié d’un financement.

Ces résultats donnent une indication du lien que les institutions de développement établissent entre financement des PME et création d’emplois.

La Banque mondiale estime d’ailleurs que 88,6 % des emplois en RDC sont informels et 87,9 % vulnérables, ce qui situe davantage la difficulté du marché du travail congolais : au-delà du chômage au sens statistique, le pays reste confronté à la faiblesse de l’emploi formel et stable.

C’est sur ce terrain que « Vunga » est attendu. Après l’accès des entreprises congolaises aux marchés, la question porte désormais sur leur capacité à obtenir les financements, exécuter les contrats et développer des activités susceptibles de créer des emplois durables.

DecryptEco

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