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Le gouvernement congolais a décidé d’étendre le Projet de facilitation du commerce et d’intégration dans la région des Grands Lacs (PFCIGL) aux corridors stratégiques de Lobito et de Banana afin de renforcer les échanges commerciaux et le développement industriel.
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Réuni à Kinshasa, le Comité interministériel de pilotage a également adopté un budget réajusté de 17,5 millions USD pour 2026 et formulé plusieurs recommandations destinées à accélérer la modernisation des infrastructures commerciales et frontalières.
La République démocratique du Congo poursuit ses efforts de modernisation des infrastructures commerciales et logistiques. À l’occasion de la sixième session du Comité interministériel de pilotage du Projet de facilitation du commerce et d’intégration dans la région des Grands Lacs (PFCIGL), tenue le mercredi 24 juin à Kinshasa, les autorités ont adopté plusieurs mesures destinées à renforcer l’intégration économique du pays et à améliorer la fluidité des échanges commerciaux.
Présidée par le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, cette session a également connu la participation du ministre d’État en charge de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, Muhindo Nzangi, ainsi que de la ministre du Genre, Micheline Ombaye Kalama.
À l’issue des travaux, les membres du comité ont adopté un réajustement du budget 2026 du projet à 17,5 millions de dollars américains.
Cette enveloppe doit permettre d’accélérer l’exécution des infrastructures prévues, de renforcer la gouvernance du projet et d’améliorer la coordination des interventions sur le terrain.
L’une des principales orientations retenues concerne l’intégration des corridors de Lobito et de Banana au dispositif du PFCIGL.
L’objectif est de développer des corridors de développement industriel capables de fluidifier les échanges commerciaux, de réduire les coûts logistiques et de rapprocher davantage les zones de production des marchés.
Le comité a également décidé de maintenir tous les projets programmés dans les zones actuellement sous occupation. Leur exécution effective interviendra dès que les conditions sécuritaires le permettront.
Financé par la Banque mondiale, le PFCIGL pourrait également s’étendre à de nouvelles initiatives.
Le gouvernement a notamment recommandé l’intégration d’un projet de corridor vert dans le Grand Équateur ainsi que la construction et la digitalisation de postes frontaliers à arrêt unique dans la province du Haut-Uele.
Au cours de la réunion, Julien Paluku a insisté sur l’effectivité du Régime commercial simplifié (RECOS) entre la RDC et le Burundi, avant son extension à l’Ouganda.
Ce mécanisme offre des procédures allégées aux petits commerçants transfrontaliers et vise à stimuler les échanges dans les zones frontalières.
À travers ces mesures, les autorités entendent faire de la facilitation du commerce un outil de développement économique, tout en renforçant l’intégration de la RDC aux principaux corridors commerciaux de la région et du continent africain.
DecryptEco
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