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Goldman Sachs et Morgan Stanley ont fortement abaissé leurs prévisions de prix du Brent après l’annonce d’un accord préliminaire entre les États-Unis et l’Iran et la réouverture annoncée du détroit d’Ormuz, principal corridor mondial du commerce pétrolier.
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Pour les experts, cette correction traduit moins une chute de la demande qu’une réévaluation du risque géopolitique, les marchés intégrant désormais un retour plus rapide de l’offre pétrolière du Moyen-Orient.
Le changement de ton est brutal sur les marchés pétroliers. Le lundi 15 juin 2026, Goldman Sachs et Morgan Stanley ont fortement revu à la baisse leurs prévisions sur le prix du pétrole après l’annonce, la veille, d’un accord de principe entre les États-Unis et l’Iran prévoyant la réouverture du détroit d’Ormuz, principal corridor mondial du commerce pétrolier.
Goldman Sachs a réduit sa prévision du Brent pour le quatrième trimestre à 80 dollars le baril, contre 90 dollars précédemment. La banque a également abaissé sa projection moyenne pour 2027 à 75 dollars, contre 80 dollars auparavant. Il s’agit de sa deuxième révision baissière en l’espace d’une semaine.
Le même jour, Morgan Stanley a procédé à un ajustement encore plus marqué. L’établissement prévoit désormais un Brent à 90 dollars au troisième trimestre, contre 100 dollars précédemment, et à 80 dollars au quatrième trimestre, soit une réduction de 15 dollars par rapport à sa précédente estimation.
Ces ajustements interviennent après l’annonce, le dimanche 14 juin 2026, d’un accord de principe entre Washington et Téhéran visant à mettre fin au conflit qui perturbait depuis plusieurs mois les flux énergétiques mondiaux.
Le président américain Donald Trump a indiqué que le détroit d’Ormuz devrait être totalement rouvert dans les prochains jours, ouvrant la voie à une normalisation progressive des exportations pétrolières du Golfe. Une cérémonie officielle de signature de l’accord est d’ailleurs annoncée pour le 19 juin en Suisse.
La réaction des marchés a été immédiate. Le lundi 15 juin, le Brent a perdu plus de 5 % pour revenir autour de 82 dollars le baril, tandis que les marchés boursiers américains ont fortement progressé, portés par l’espoir d’une détente durable des tensions énergétiques.
Pour les experts, le mouvement observé sur le pétrole montre que les prix récents étaient fortement gonflés par une prime de risque liée à la fermeture du détroit d’Ormuz. En d’autres termes, les marchés ne corrigent pas seulement un niveau de prix, ils retirent progressivement une partie de l’incertitude géopolitique intégrée dans le baril.
Cette détente pourrait soulager les pays importateurs d’énergie, réduire les pressions inflationnistes et améliorer les anticipations des investisseurs. Mais elle pourrait aussi peser sur les recettes des pays exportateurs si les cours poursuivent leur repli.
Toutefois, plusieurs incertitudes demeurent. Les modalités définitives de l’accord ne sont pas encore connues et les questions liées au programme nucléaire iranien restent ouvertes.
Pour les analystes, la trajectoire des prix dépendra donc moins de l’annonce politique que de la capacité des parties à stabiliser durablement les flux pétroliers dans le Golfe.
Si la paix se confirme, certains experts estiment que les prix du pétrole pourraient progressivement converger vers les niveaux observés avant le conflit, marquant un tournant majeur pour les marchés énergétiques mondiaux.Cette version conserve ton angle DecryptEco tout en renforçant la chronologie des événements grâce aux dates clés.
DecryptEco
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