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Adoptée en Conseil des ministres, la nouvelle Politique nationale de l’énergie servira de cadre de référence pour les investissements, les réformes et les projets d’électrification sur l’ensemble du territoire.
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Cette feuille de route s’inscrit dans l’ambition gouvernementale de faire passer le taux d’accès à l’électricité de 21,5 % à 62 % d’ici 2030, soit près de 60 millions de personnes supplémentaires raccordées au réseau ou à des solutions énergétiques modernes.
La République démocratique du Congo s’est dotée d’une nouvelle Politique nationale de l’énergie (PNE). Le texte révisé a été adopté lors de la 92ᵉ réunion du Conseil des ministres sur proposition du ministre des Ressources hydrauliques et de l’Électricité, Aimé Sakombi Molendo.
Cette adoption vient clôturer un processus de révision engagé depuis 2020 afin d’actualiser les orientations stratégiques du secteur énergétique congolais. Pour le gouvernement,
l’enjeu consiste à disposer d’un cadre unique capable d’orienter les investissements publics et privés, d’améliorer la gouvernance du secteur et d’accélérer l’accès des populations à l’électricité.
La nouvelle politique est le fruit d’un processus de concertation ayant associé les institutions publiques, les provinces, le secteur privé ainsi que les partenaires techniques et financiers.
Elle intègre également les réformes sectorielles adoptées en 2025 et les engagements contenus dans le Compact énergétique national.
Au-delà de sa dimension réglementaire, la PNE doit servir de boussole pour répondre à l’un des principaux défis de développement du pays : l’accès à l’énergie. Malgré un potentiel hydroélectrique estimé à plus de 100 000 MW, la RDC demeure l’un des pays où le taux d’électrification reste parmi les plus faibles du continent.
Selon les objectifs gouvernementaux, ce taux devrait passer de 21,5 % en 2024 à 62 % d’ici 2030, ce qui suppose une accélération du rythme annuel d’électrification de 1 % à environ 6 %.
D’après les projections du Compact énergétique national, cette trajectoire nécessitera près de 37 milliards USD d’investissements dans les infrastructures de production, de transport et de distribution d’électricité, dont environ 20 milliards USD attendus du secteur privé.
Selon le gouvernement, la nouvelle Politique nationale de l’énergie devra ainsi jouer un rôle central dans la coordination des acteurs du secteur autour d’un objectif commun : garantir une énergie moderne, fiable, abordable et durable au service de l’industrialisation, de la transformation économique et de l’amélioration des conditions de vie des populations.
DecryptEco
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